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samedi 25 juin 2022

Sauvegarde du patrimoine en péril: Un engagement de l’Algérie

Depuis près d’une décennie, l’Algérie a consenti de grands efforts pour la préservation de son patrimoine culturel en péril, mais aussi pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine commun partagé avec d’autres pays voisins, notamment dans le domaine de la recherche, de la transmission et des classements internationaux. L’Algérie s’était engagée auprès de l’Unesco pour prendre en charge complètement ou en partie les dossiers de classements internationaux des éléments du patrimoine immatériel partagés avec les pays voisins et d’apporter une assistance technique et scientifique pour présenter des dossiers internationaux et mettre en place des opérations de sauvegarde. L’Imzad aura été la premier dossier international déposé au nom de l’Algérie, du Mali et du Niger et classé sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en décembre 2013. L’élaboration du dossier des pratiques et savoirs liés à l’Imzad, vielle monocorde ancestrale jouée et fabriquée exclusivement par les femmes touarègues, est le couronnement de cinq ans d’efforts d’institutions culturelles, dont l’Office du parc national de l’Ahaggar (Opna) pour inventorier et enregistrer toutes les pratiques liées à l’Imzad, menacées autrement d’une disparition certaine. Après avoir encouragé les quelques rares joueuses encore vivantes à initier les jeunes de Tamanrasset à la pratique de l»Imzad, l’Opna et le Cnrpah (Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique) ont entamé des travaux de recherche, menés entre autres par Dida Badi, au sein des communautés touaregs d’Algérie, du Mali et du Niger. Autre dossier international classé sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2020, le couscous et les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à sa production, classé comme patrimoine maghrébin au nom de l’Algérie, de la Tunisie, de la Mauritanie et du Maroc. Ces efforts pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel africain, impulsés par le Festival culturel panafricain de 2009, se traduisent également par des projets d’envergure continentale à l’image du Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique (Crespiaf), centre de catégorie 2 placé sous l’égide de l’Unesco, inauguré à Alger en 2019, et par le projet du grand musée d’Afrique confié à l’Algérie par l’Union africaine, l’un des projets majeurs de l’agenda de l’UA pour l’année 2063, et dont l’Algérie s’est engagée à en faire un pôle culturel prestigieux et un phare du rayonnement culturel du continent africain.
L. B.

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