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mardi 28 juin 2022

Salon international du livre d’Alger: La littérature et l’histoire largement abordées

De nombreux thèmes sont abordés lors de la 25e édition du Salon international du livre d’Alger, ouvert jeudi après deux ans d’absence à cause de la pandémie de Covid-19. Ceux portant sur la littérature et l’histoire sont les plus récurrents lors de cette édition qui s’annonce, dès ses premiers jours, très riche en nombre de participants, de conférences et de rencontres auxquelles assiste un important public.

Par Abla Selles

Le stand de la délégation de l’Union européenne en Algérie a abrité samedi les 13es Rencontres euro-maghrébines des écrivains, en présence d’un bon nombre de passionnés de lettres et d’étudiants qui ont été d’ailleurs salués par les organisateurs. Cet espace d’échanges et de débats entre auteurs algériens et européens autour de la littérature était une occasion de partage, puisque les écrivains participants ont raconté à tour de rôle leurs débuts dans le monde de l’écriture tout en revenant sur les contraintes et les défis à soulever.
A cette occasion, le conteur, homme de théâtre et auteur algérien, Mahi Seddik, est revenu sur sa passion pour l’art de conter et ses sources d’inspirations, précisant que «les jeunes ne doivent pas baisser les bras devant les contraintes de la vie et frapper à toutes les portes pour concrétiser leurs rêves». «le métier de conteur a presque disparu dans notre pays, mais on doit le protéger par la transmission orale, qui est son origine, et écrite», a poursuivi Seddik Mahi dans le même ordre d’idées. Les romanciers Akram El Kebir et Selma Guettaf ont animé des tables rondes avec les auteurs Karin Salmson (Suède), Marta Barrio Garcia-Agullo (Espagne), Zita Elena Dazzi (Italie) et Lenka Hornakova Civade (République tchèque).
L’espace «Esprit Panaf», dédié à la littérature et à la culture du continent, a également ouvert ses activités par des tables rondes sur la femme africaine, la littérature africaine ou encore la restitution d’œuvres d’art à l’Afrique.
Du côté de l’invité d’honneur de cette édition, l’Italie, qui propose dans son espace un large éventail d’œuvres littéraires et de livres d’histoire, une rencontre sur le roman historique et sur la traduction de romans algériens vers la langue italienne a été animée.
Des figures de la littérature algérienne étaient au rendez-vous, à l’instar de Waciny Laredj, Amin Zaoui, Mohamed Sari ou encore Smail Yabrir et Meriem Guemmache, au côté d’imminents universitaires comme Khaoula Taleb Ibrahimi, Tassadit Yacine ou Dahou Djerbal, ou encore de journalistes et auteurs comme Hocine Mezali, Mustapha Benfodhil, Adlène Meddi, Amar Belkhodja et Hakim Laâlam.
D’autres personnalités du monde du patrimoine, de la recherche scientifique et d’autres horizons, ont également présenté leurs ouvrages, à l’image de Rachid Sidi Boumediene, Chems Eddine Chitour, Abdallah Aggoune ou encore Yasmina Sellam.
En ce qui concerne le thème portant sur l’histoire, il était présent lui aussi depuis l’ouverture de cet évènement à travers des rencontres débats, des conférences et des hommages.
Des rencontres en lien avec l’histoire ont été animées par des historiens, écrivains et éditeurs. Le 19 mars 1962 est une date qui a été largement abordée par les participants dont des chercheurs, des universitaires et des spécialistes. Le rapport entre l’histoire, l’édition et le livre de mémoire ou encore le roman historique, sont autant de thèmes abordés par les participants.
La 25e édition du Sila est aussi une occasion pour revisiter les œuvres et rendre hommage aux écrivains martyrs Ahmed Reda Houhou, Larbi Tébessi, Rabie Bouchama, Abdelkrim El Agoune, Mohamed El Amine El Amoudi ou encore Mouloud Feraoun.
A. S.

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