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vendredi 12 août 2022

Salle de cinéma «Sahel»: L’ensemble «El Djazira» enchante le public algérois

La salle de cinéma «Sahel», à Chéraga, a vibré vendredi soir au rythme de la musique andalouse, lors d’un concert animé par l’ensemble «El Djazira». Une ambiance conviviale a été créée par cette formation musicale en présence de passionnés de cette musique ancestrale.

Par Abla selles

Sous la direction du maestro Bachir Mazouni au violon, l’orchestre, en nombre réduit, de l’association culturelle «El Djazira» de musique andalouse, accueilli à la salle de cinéma «Sahel» à Cherraga, a embarqué l’assistance dans une belle randonnée onirique, à travers un programme déployé en deux parties, qui a mis en valeur la richesse du patrimoine andalou.
Dans le mode Sika, douze instrumentistes, dont trois musiciennes, ont entamé le premier volet du récital avec inqilab «Min houbi had el ghazala», interprété en chœur par l’ensemble, suivi dans le mouvement n’çraf de «Tabaât rouhi hawaha», «Ya chabih dhey el hilal», «Ya saki la taghefel» pour conclure avec un enchaînement de kh’lasset.
Les voix cristallines, sopranes et ténors d’Imene Aitouche au violon, Hafida Boungab et Hamouche Bacero au luth, ainsi que Ahmed Fouanis à la mandole, ont orné le silence de la salle avec des sorties en solo très appréciées par l’assistance, brillamment rendues dans la lenteur apaisante de la cadence n’çraf et la légèreté entraînante du mouvement kh’lass.
Au tour de Bachir Mazouni, à la voix présente et étoffée, également soutenu au R’bab par Ryma Cherbane, aux percussions par Azeddine Zaafi et Abdelkader Beneddine, ainsi que Tayeb Mohamedi à la guitare et Samy Bentouri au piano, d’interpréter un florilège de chants hawzi et aâroubi, permettant une deuxième partie plus chaleureuse, qui a constitué, entre autres pièces, «Khatri bel djeffa t’âadeb», «Ya dhou aayani» et «Dekhil hassbek ya would ettir».
«Ya men dara men naâchaqou, Mahla charab», «Laqitouha fi tawafi tes’â», «Selli houmoumek», «Mata nestarihou», «Bekri win kount m’henni», «Kane m’âkoum djet», «Mahla el âchiya», «El khilaâ taâdjebni», sont autant de pièces rendues par l’ensemble qui rappellent la richesse et la diversité du genre andalou.
Transitant par plusieurs modes dont le Moual et Raml el maya ainsi que différentes cadences rythmiques, les sonorités des instruments conventionnels de la musique andalouse (violon, oud, r’bab), mêlées aux sons denses de la mandole du professeur Amar Sari et Ahmed Fouanis, ainsi que le banjo de Mourad Bernoussi intégrés dans l’orchestration, ont mis en valeur le travail de recherche et la quête d’une identité sonore qui caractériserait l’association «El Djazira».

A. S.

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