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dimanche 1 août 2021

Sahara occidental : Le prisonnier sahraoui Dedi Ismaili interpelle le CICR à intervenir pour garantir son droit aux soins

Le prisonnier sahraoui Brahim Dedi Ismaili du groupe Gdeim Izik a interpellé le Comité international de la Croix Rouge (Cicr) à intervenir rapidement pour garantir son droit aux soins et s’enquérir sur les conditions de détention de tous les prisonniers civils sahraouis dans les différentes prisons marocaines.
Détenu dans la prison locale de Ait Melloul 2, près de la ville d’Agadir, le prisonnier marocain a demandé dans une lettre adressée au Cicr l’intervention «urgente et immédiate pour garantir son droit juste à consulter un médecin et aux soins, sous la supervision du bureau du Cicr dans la capitale marocaine».
Il a appelé le CICR à la coordination avec toutes les organisations internationales des droits de l’Homme en vue d’effectuer des visites sur le terrain aux prisonniers civils sahraouis (Groupe Gdeim Izik) et aux autres détenus civils sahraouis dans les différentes prisons marocaines, en vue de s’enquérir de leurs conditions de détention, a indiqué, vendredi, l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Cet appel a été lancé après la négligence médicale volontaire dont est victime Brahim Dedi Ismaili par l’administration de la prison d’Ait Melloul 2 et le faux diagnostic au niveau de son genou droit depuis plus de 6 ans, sans pouvoir poursuivre ses soins médicaux.
Brahim Dedi Ismaili a été condamné à perpétuité à l’issue d’un procès sommaire et inique, ont affirmé plusieurs organisations internationales des droits de l’Homme telles que Human Rights Watch et Amnesty International.
Le procès s’est tenu à Rabat après que la Cour marocaine de cassation a annulé les décisions du tribunal militaire prononcé contre les prisonniers civils sahraouis après le démantèlement, dans le sang, du camps de Gdeim Izik, à l’est de la ville occupée de Laayoune.
La famille d’un autre prisonnier au sein du groupe Gdeim Izik, Mohamed Lamine Abidine Heddi, avait exprimé jeudi des inquiétudes quant au sort de son fils dont elle n’a plus de nouvelles depuis 47 jours, les autorités de l’occupation marocaine ayant passé sous silence son état de santé qui s’est détérioré, suite à la grève de la faim qu’il avait entamée.
R. M.

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