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dimanche 26 juin 2022

Royaume-Uni Le taux de chômage se maintient à 4,1 % en décembre

Le taux de chômage s’est maintenu à 4,1 % au Royaume-Uni pour les trois mois achevés fin décembre, a annoncé, hier, l’Office national britannique des statistiques (ONS), malgré l’impact du variant Omicron sur l’économie à la fin de l’année. Le taux de chômage est ainsi identique à celui publié pour les trois mois achevés fin novembre, mais il est en baisse de 0,2 points par rapport au trimestre précédent, achevé en septembre, a précisé l’ONS. Il reste toutefois 0,1 point au dessus de son niveau pré-pandémie de Covid-19.
«Ces données montrent la poursuite de la reprise du marché du travail, même si le taux d’inactivité économique a augmenté sur le trimestre», a indiqué l’ONS dans un communiqué.
«Le marché du travail a résisté au recul temporaire (de l’économie) provoqué par Omicron», a commenté Yael Selfin, cheffe économiste de KPMG UK. «Le chômage devrait encore baisser au cours des prochaines mois et des indicateurs avancés suggèrent que le marché du travail est resté résilient en janvier».
En décembre, mois où l’impact du variant Omicron s’est fait ressentir, frappant particulièrement le commerce et l’hôtellerie-restauration en pleine saison des fêtes de Noël, le PIB s’était effrité de 0,2 %. Mais il s’était maintenu malgré tout à un niveau comparable à celui de février 2020, avant la pandémie.
L’ONS a indiqué aussi hier que le nombre d’emplois vacants dans le pays a atteint fin janvier un nouveau record, à 1,3 million, signe que de nombreux secteurs de l’économie continuent à manquer cruellement de main-d’œuvre. Le phénomène est particulièrement marqué dans l’hôtellerie et la restauration, selon les données de l’ONS mais la hausse des emplois vacants a tendance à ralentir. Le nombre total de personnes ayant un emploi en janvier «est bien inférieur» à ce qu’il était avant le Covid-19, en raison d’un nombre bien plus réduit de travailleurs indépendants, mais «le nombre de salariés a encore augmenté et se situe désormais bien au-dessus de ses niveaux d’avant la pandémie», note Sam Beckett, de l’ONS.
Mais les données de l’ONS lundi montrent aussi un ralentissement de la croissance des salaires fin 2021 qui «a exacerbé l’effet négatif de l’inflation sur le pouvoir d’achat», selon Martin Beck, économiste du cabinet.
N. T.

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