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mercredi 7 décembre 2022

Route transsaharienne: Évolution vers un «corridor économique performant»

La route transsaharienne devant relier Alger à Lagos est en mesure de constituer un moteur de croissance économique, car elle va passer à un corridor de commerce entre les pays membres de l’infrastructure intra-africaine.
Une rencontre réunira le 27 juin prochain les ministres des six pays membres du Comité de liaison de la Transsaharienne, à savoir l’Algérie, la Tunisie, le Mali, le Tchad, le Niger et le Nigeria, «pour se prononcer sur la transition de l’instance vers un corridor économique», a annoncé son SG, Mohamed Ayadi.
Le secrétaire général du CLRT a expliqué qu’en tête de ce corridor, il y aura le Conseil des ministres, le coordinateur qui est le SG et également plusieurs comités, notamment des transports, des routes, des finances et du commerce. «Les représentants des 6 pays se réunissent pour examiner, ensemble ce qui peut faciliter les échanges commerciaux et le passage au niveau des douanes», a-t-il ajouté. Il a précisé qu’après cette étape, «on passera ensuite à l’informatisation de façon à réduire le plus possible le coût du transport, ce qui va aider au développement économique de la région».
Il a par ailleurs rappelé que «dans cette liaison entre Alger et Lagos sur quelque 4 800 kilomètres, l’Algérie a réalisé plus de 500 km en autoroute, le Nigeria en a fait autant».
Ayadi a souligné que l’Algérie a fait quelque chose d’exceptionnelle entre Chiffa et Berouaguia, avec cet aménagement de ponts et de tunnels qui fait gagner plus de 30 minutes.
De ce fait, l’invité a estimé que notre pays a fourni beaucoup d’efforts pour la concrétisation de ce projet d’envergure. «Il y a eu de très grands efforts déployés par l’Algérie. Les autres pays ont accompagné selon leurs moyens, mais aujourd’hui globalement le projet est à 90 % d’avancement», a-t-il ajouté.
Selon lui, «l’Algérie a créé des routes, construit des ponts et des trémies. Ce qu’il nous reste, a-t-il insisté, c’est changer notre réglementation des changes, afin de prendre nos parts de marché comme les autres pays qui soient ou non intégrés au projet».
En dernier lieu, l’intervenant a fait savoir qu’avec cette réalisation, qui fera beaucoup de bien à la région, surtout sur le plan économique, «nous avons fait la démonstration de notre capacité de travailler ensemble et en bonne harmonie. L’Algérie, dans ce sens, a joué un rôle particulièrement important, à la fois par l’organisation et par sa contribution marquante dans la réalisation de la transsaharienne». L’idée de construire une route transsaharienne remonte aux années 1960, à l’initiative de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), avec pour objectif de désenclaver les zones déshéritées et de promouvoir les échanges entre le nord et le sud du Sahara. Suivi par un Comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT), le projet est supposé aboutir à la construction d’une route composée de quatre branches reliant deux capitales maghrébines, Alger et Tunis, à quatre capitales subsahariennes, Bamako, Niamey, N’Djamena et Lagos. Les six pays membres de ce comité sont l’Algérie, la Tunisie, le Niger, le Mali, le Tchad et le Nigeria.
Louisa A. R.

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