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vendredi 7 octobre 2022

Risques de noyade et d’infection… : Malgré le danger, rush des jeunes sur les côtes rocheuses

Gratuites, les côtes rocheuses rencontrent depuis le début de la saison estivale un franc succès auprès des jeunes mais également des familles, bien qu’elles sont interdites à la baignade en raison du manque d’aménagement, de l’inexistence de voies d’accès aux plages, de la pollution et de la qualité des eaux non conformes aux règles de santé et d’hygiène publiques.

Par Thinhinane Khouchi

Le risque d’intoxication, d’infection ou de noyade plane sur ces plages interdites à la baignade. Malgré cela et les mises en garde émises par plusieurs médecins ainsi que les services de Protection civile… les jeunes préfèrent ces côtes rocheuses pour se rafraîchir. Depuis un moment, même les familles, fuyant la cherté des plages autorisées, se sont invitées aux niveaux de ces côtes. C’est le cas de Malika, mère de trois filles qui habite Bouzareah. «J’avais l’habitude de me baigner à la plage ‘’R’Mila’’ de Bab el Oued mais les prix du parking plus celui du parasol me revenaient trop cher. Durant la période du confinement, je suis venue avec mes filles ici à Bologhine et cela m’a plu. Tout est gratuit et les gens ne sont pas les uns à côté des autres contrairement aux plages autorisées». Pour Abdelkrim, un jeune de 24 ans, «on préfère les accès rocheux et isolés loin des familles, car c’est plus tranquille et calme contrairement aux plages. Mais depuis un moment, même des femmes et des enfants viennent se baigner ici car c’est gratuit et personne ne vous dicte ou vous devez vous installez». Malheureusement, la gratuité de ces côtes rocheuses n’efface pas les risques de noyade et d’infection, car la majorité des plages interdites à la baignade sont polluées et la qualité des eaux n’est pas conforme aux règles de santé et d’hygiène publiques. A ce propos, le colonel Farouk Achour, directeur de l’information et des statistiques à la Direction générale de la Protection civile (DGPC), avait indiqué que «sur les 622 plages existantes en Algérie, 427 sont autorisées à la baignade» mais les jeunes préfèrent celles interdites et malheureusement «la Protection civile a enregistré, l’année passée 84 décès par noyade au niveau de ces plans d’eau et plages interdites. Ce sont malheureusement des enfants entre 6 et 17 ans». A cet effet, il avait incité les jeunes à ne pas fréquenter les plages interdites à la baignade qui sont majoritairement rocheuses, donc dangereuses. Par ailleurs, il est à noter que la commission de préparation de la saison estivale 2022 dans la wilaya d’Alger avait retenu 58 plages autorisées à la baignade, sur un total de 71, avait indiqué le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Alger, Mokdad Tabet. Dans une déclaration, Tabet a indiqué que ces plages qui s’étendent sur une bande côtière de 97 km se répartissent sur 17 communes côtières. Parmi les plages autorisées, Tabet a cité celle de Zeralda (Khelloufi, Complexe touristique de Zeralda, Azur Plage et les Sables d’or), les plages de Sidi Fredj, Les Dunes et El Djemila (Ain Benian), les plages Bateau cassé à Bordj el Kiffan et Kadous à Reghaïa, a-t-il précisé.
T. K.

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