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Alger
samedi 26 novembre 2022

Rezig devant les députés : Des grossistes refusent de distribuer l’huile de table car « la marge de bénéfice est faible ».

La valeur des indemnisations destinées aux

opérateurs économiques producteurs d’huile de table s’élève à plus de 40

milliards de DA en 2021, a indiqué jeudi à Alger, le ministre du Commerce

et de la Promotion des exportations Kamel Rezig.

Le ministre a donné ce chiffre lors d’une séance plénière de l’APN consacrée aux réponses aux questions orales,

présidée par Brahim Boughali, président de l’APN.

Sur le problème de « la pénurie » de l’huile de table, M. Rezig a révélé un

nouveau schéma de distribution de ce produit, qui sera concrétisé sous

l’autorité du ministère du Commerce, soulignant que de nombreux grossistes

refusent de la distribuer car « la marge de bénéfice est faible ».

Concernant le lait en sachets subventionnés, le ministre a affirmé que son

secteur a adopté une nouvelle approche dans la distribution présentée au

gouvernement, tenant compte de la densité de la population et du coût de

distribution.

Plusieurs mesures ont été prises pour assurer la distribution régulière de

ce produit, dont le suivi

du parcours de production et de distribution du

la laiterie jusqu’au consommateur, l’interdiction de la vente

conditionnelle aux laiteries et aux détaillants, la non-utilisation du lait

en poudre dans la fabrication de produits laitiers et l’interdiction de

l’utilisation de lait en sachets subventionné par les cafés, a également

affirmé.

En réponse à une question d’un député de l’APN concernant la distribution

de ce produit dans la wilaya de Médéa, le ministre a indiqué que la wilaya

bénéficie de 131 328 litres/jour de lait pour une population d’environ un

million et 80 000 personnes, réparties sur 168 230 familles, soit une

moyenne d’une laiterie pour 31 000 citoyens, équivalent à 0,71 litre par

famille et 0,12 litre par personne/jour.

Pour palier à ce problème, M. Rezig a affirmé que le secteur du Commerce

œuvrait, en coordination avec les secteurs de la Finances, de l’Agriculture

et de l’Intérieur à l’examen d’une série de solutions relatives à la

révision des modalités de distribution, à la marge de bénéfice et aux

quotas accordés aux laiteries, mises en place en 2012.

Répondant à une question sur le manque constaté dans le marché de certains

produits de consommation, le ministre a déclaré : »le ministère n’assume pas

la responsabilité des comportements de consommation des citoyens.. Nous

 

produisons le double de nos besoins en produits alimentaires ».

Il a plaidé, dans ce sens, pour le changement du mode de consommation des

citoyens qui constitue, a-t-il dit, « un facteur qui augmente la pression

sur le marché en sus d’autres facteurs ».

Nassim S.

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