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Alger
samedi 4 décembre 2021

Révision du système des subventions : L’Etat ne renoncera pas à son rôle social

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a indiqué que l’Algérie «ne renoncera pas à son rôle social» tout en s’employant à assurer le ciblage des véritables bénéficiaires des subventions. «Il y a un malentendu sur le passage des subventions généralisées aux subventions ciblées prévu dans le projet de loi de finances (PLF 2022 )», a dit le Premier ministre qui répondait aux préoccupations des députés lors d’une séance plénière, conduite par le président de la chambre basse du Parlement, Brahim Boughali, en présence de membres du gouvernement, affirmant que «l’Etat ne renoncera pas à son rôle social». «Les subventions, dont la valeur s’élève à 17 milliards de dollars, ne profiteront plus aux indus bénéficiaires et autres intermédiaires qui ont saigné l’économie nationale en bénéficiant de ces transferts», a soutenu le Premier ministre. Et d’expliquer que «les fonds récupérés sur le surplus des subventions sociales de l’Etat, après le ciblage des véritables bénéficiaires, seront affectés à d’autres secteurs comme la Santé et l’Education et serviront à la revalorisation des salaires». «Nous définirons ensemble les mécanismes de mise en œuvre de l’article 187 relatif à la mise en place d’un dispositif national de compensation monétaire au profit des ménages qui y sont éligibles», a-t-il dit, relevant que ces mécanismes seront mis en place dans le cadre d’un «comité devant se charger de l’examen des modalités permettant de passer de la subvention généralisée au système de compensation monétaire au profit des véritables bénéficiaires».

Assurance chômage : près de 7 500 bénéficiaires annuellement
Plus de 190 000 personnes licenciées ont bénéficié de l’assurance chômage, soit près de 7 500 bénéficiaires par an depuis la création de ce dispositif social, a indiqué le Premier ministre. Il a expliqué que les bénéficiaires de cette indemnité sont les salariés licenciés de façon involontaire et pour raison économique, soit dans le cadre d’une compression d’effectif ou d’une cessation d’activité de l’employeur, et ce, conformément au décret
n° 94-11. L’indemnité octroyée par la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) bénéficie d’une contribution de 1,5 % des cotisations de la Caisse des assurances sociales des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas). S’agissant de l’allocation chômage proposée dans le cadre du Projet de loi de finances de l’exercice 2022 (PLF 2022), M. Benabderrahmane a fait savoir qu’elle sera destinée aux jeunes primo-demandeurs d’emploi, inscrits à l’Agence nationale de l’emploi (Anem) et dont l’âge varie entre 19 et 40 ans. Quant à la différence entre cette allocation et le dispositif d’insertion sociale, il a précisé que ce dernier était destiné aux chômeurs âgés entre 18 et 60 ans qui bénéficient, dans un cadre contractuel, d’un salaire égal ou supérieur au Salaire national minimum garanti (SNMG). Selon l’article 189 du PLF 2022, «il est institué une allocation chômage au profit des chômeurs demandeurs d’emploi inscrits auprès des services de l’Agence nationale de l’emploi (Anem)».

Vers la révision des prix d’achat des céréales auprès des agriculteurs
Le ministre des Finances a fait état de l’examen par le gouvernement de la révision des prix d’achat des céréales auprès des agriculteurs, jugés «injustes» par rapport aux dépenses de l’Etat pour l’importation des céréales. M. Benabderrahmane a indiqué que «le prix d’achat actuel des céréales auprès des agriculteurs est injuste par rapport aux dépenses de l’Etat en matière d’importation». «Sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le gouvernement a procédé à l’examen de la révision des prix de céréales en vigueur, une étude qui sera transmise au président de la République pour trancher», a souligné le Premier ministre.

Le bureau de l’APN examine les amendements
Le Bureau de l’APN a tenu, hier, une réunion présidée par Brahim Boughali, président de l’APN, consacrée à l’examen des amendements proposés au Projet de loi de finances, a indiqué la Chambre basse du Parlement dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Lors de cette réunion, les membres du Bureau ont examiné 55 amendements proposés au texte du PLF 2022, a précisé le communiqué qui a indiqué que le Bureau a soumis 42 amendements remplissant les conditions légales à la Commission des finances et du budget de l’APN pour leur examen avec les délégués de leurs auteurs. Le Bureau de l’APN a examiné, en outre, les questions orales et écrites déposées à son niveau et décidé de soumettre certaines questions remplissant les conditions légales au gouvernement, a conclu le communiqué.
Meriem Benchaouia

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