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lundi 27 mai 2024

Révision de l’Accord d’association Algérie-UE: Le think tank CARE préconise «une évaluation approfondie»

L’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne doit faire l’objet d’une étude d’évaluation approfondie dans le but de délimiter le périmètre des changements souhaitables à apporter à l’accord, à recommandé, hier, le cercle de réflexion «CARE». Dans une note intitulée «Accord d’association Algérie-Union européenne : des blocages persistants à surmonter», le think tank estime nécessaire d’établir un état des lieux, notamment pour appuyer «les critiques récurrentes adressées a cet accord». Cette évaluation, explique la même source, doit donner un point de situation de taille des échanges avec le partenaire européen, accompagné d’une analyse, secteur par secteur, de l’impact positif ou négatif qu’a pu y avoir la gestion de l’accord, y compris l’interprétation donnée àchacune de ses clauses. Le think tank évoque la possibilité d’organiser un débat public au niveau des institutions officielles telles que l’Assemblée populaire nationale (APN) dans ce cadre. Par ailleurs, CARE cite l’un des arguments invoqués à l’encontre de l’Accord d’association, qui à trait au lien entre les échanges commerciaux avec l’UE et la détérioration des équilibres de la balance commerciale, et par là même de la balance des paiements de l’Algérie. «A ce stade, ce qu’il convient de retenir, c’est qu’aucun accord commercial préférentiel incluant l’échange d’avantages douaniers en matière d’accès au marché ne pourra être viable tant que les exportations algériennes resteront dominées par la mono-exportation d’hydrocarbures, des produits dont on sait dès le départ qu’ils ne sont pas éligibles à ces mêmes avantages douaniers», souligne le cercle de réflexion. Signé en 2002, mais entré en vigueur en 2005, l’Accord d’association Algérie-UE prévoit l’établissement d’une zone de libre-échange en 2017 qui a été décalée à septembre 2020. L’Algérie a demandé la révision de cet accord pour préserver sa production nationale, mais sans renoncer à ce cadre d’association. En septembre 2020, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé que l’Algérie allait «procéder à une révision du calendrier relatif au démantèlement tarifaire en fonction de ses intérêts économiques». L’Algérie avait demandé «oralement» à l’Union européenne de reporter l’achèvement de la zone de libre-échange entre les deux régions, initialement prévue le 1er septembre. L’Accord d’association entre Alger et Bruxelles, entré en vigueur le 1er septembre 2005, projetait d’ouvrir leurs marchés respectifs au sein d’une zone de libre-échange (ZLE). Il prévoyait pour cela une période de transition de douze ans, jusqu’en 2017, afin que l’Algérie élimine progressivement ses droits de douane sur des produits industriels et qu’elle applique une libéralisation sélective de ses produits agricoles.
Meriem Benchaouia

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