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mercredi 8 février 2023

Réunion ministérielle avec la participation de 35 pays africains / Start-up : nouveaux mécanismes pour une coopération de haut niveau

Une réunion des ministres africains en charge du secteur des start-upss’est tenue à Alger, avec la participation de 35 pays, pour examiner les voies de la coopération afin de développer ce secteur dans le continent. Cette réunion, tenue dans le cadre de la Conférence africaine des start-up, qui a débuté lundi au Centre international des conférences (CIC) «Abdelatif-Rahal», a permis de soulever les problèmes et les défis liés au renforcement de la coopération inter-africaine dans ce domaine, a indiqué un communiqué du ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises. Les participants ont examiné la publication de la «Déclaration d’Alger des start-up africaines» et une feuille de route pour la mise en œuvre de son contenu, selon la même source qui a indiqué que cette feuille comprendra de nouveaux mécanismes qui établiront la première coopération africaine de haut niveau dans le domaine des start-up. La publication de la Déclaration est prévue après l’achèvement des travaux de la conférence, selon le communiqué. La Conférence africaine des start-up, organisée par le ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vise à «unifier les efforts gouvernementaux afin de renforcer le rôle des start-up en Afrique et à booster leur contribution au développement économique, en favorisant leur accès aux sources de financement régionales». Dans un message adressé aux participants de la Conférence, lu en son nom par le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, le Président Tebboune a salué cette initiative qui met en exergue l’importance de l’investissement dans l’économie de la connaissance et les start-up, et souligné le rôle de l’innovation dans la relance des économies africaines qui enregistrent actuellement «les taux les plus élevés de jeunes avec malheureusement des taux de chômage tout aussi élevés», faisant ainsi de l’orientation vers l’entrepreneuriat innovant «une priorité pour résoudre la problématique de l’emploi et le lancement d’une réflexion autour de politiques générales appuyant les start-up». Pour sa part, le ministre du secteur, Yacine El Mahdi Oualid, a souligné dans son allocution l’ambition de l’Algérie de créer un écosystème intégré et complémentaire au profit des compétences et des talents en Afrique, à travers la promulgation de législations encourageant l’investissement dans le savoir, et la levée des obstacles devant la jeunesse innovante sur tout le continent africain, selon le communiqué. Par ailleurs, plusieurs consultants et experts de l’écosystème des start-up africain se sont accordés sur l’opportunité que représente la collaboration intra-africaine pour promouvoir les start-up, notamment à travers une reconnaissance régionale voire continentale de ce type d’entités économiques. Lors d’un panel consacré aux politiques publiques nécessaires au développement de l’écosystème des start-up en Afrique, organisé dans le cadre de la première édition de la Conférence africaine des start-up, le conseiller du président de la République du Nigeria, Oswald Osaretin Guobadia, a mis en avant l’intérêt de créer un pacte de coopération africain autour des start-up. «Il s’agit notamment d’encourager la co-création de start-up, ainsi que les échanges entre start-up autour d’un cadre spécifique à ce type d’entité», a estimé M. Guobadia. Le responsable de la société tunisienne «Our Digital Future», Noomane Fehri, a plaidé, pour sa part, en faveur d’une «plus grande coopération digitale entre les pays africains» grâce à une reconnaissance régionale, voire continentale des start-up, tout en adoptant un cadre légal en adéquation avec les besoins de l’écosystème des start-up et de l’innovation. De son côté, le conseiller au ministère du Numérique de la République démocratique du Congo, Freddy Mpinda, a souligné la nécessité de créer et de développer les infrastructures liées à l’écosystème des start-up, suivies d’un cadre réglementaire adéquat. «Il faut construire un écosystème pour les start-up tout en leur assurant les marchés nécessaires à leur activité», a expliqué M. Mpinda. Meriem Benchaouia

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