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mercredi 1 février 2023

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Adrien Quatennens le député de La France Insoumise qui a été condamné en fin d’année dernière à quatre mois de prison pour avoir giflé et harcelé son épouse, revient à l’Assemblée Nationale, alors même que des milliers de militants Insoumis se sont mobilisé pour appeler à sa démission. Les associations féministes alliées à LFI ont-elles aussi essayer de convaincre la direction du parti d’extrême-gauche de se débarrasser de l’élu condamné pour violence domestique et dont la présence au sein du parti décrédibilise toute la rhétorique féministe des Insoumis. Pour le moment si Quatennens est retourné à l’Assemblée Nationale, il n’a pas encore réintégré le groupe parlementaire de son parti, en ayant été exclu pour quatre mois. Son collègue de La France Insoumise Alexis Corbière a toutefois conditionné jeudi le retour en avril d’Adrien Quatennens au sein de son groupe parlementaire à ses « actes », assurant qu’un nouveau débat aurait lieu sur la question. « En fonction des actes de monsieur Quatennens, on verra si après le 13 avril il réintègre le groupe », a déclaré Alexis Corbière, en référence à la date d’expiration des quatre mois d’exclusion prononcée par le groupe LFI contre le député du Nord lors de sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis le 13 décembre par la justice. Parmi les « actes » qui seront scrutés, Alexis Corbière a cité en s’adressant directement au député du Nord : « rien qui fasse diversion et qui fait (…) qu’on parle d’autre chose que ce qui est principal : le 19 (janvier), il faut aller manifester » contre la réforme des retraites. « Jusqu’au 13 avril, il est suspendu et après il y aura une clause de revoyure qui fait qu’on rediscutera de tout ça », a insisté Alexis Corbière. Adrien Quatennens, un très proche de Jean-Luc Mélenchon, a été condamné le 13 décembre à l’issue d’une reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC ou « plaider-coupable ») pour « violences sans incapacité commises par conjoint » entre octobre et décembre 2021, ainsi que pour « envoi régulier et malveillant de messages » à son épouse entre août et septembre 2022. Son groupe avait alors décidé de son exclusion pour quatre mois. Mais le long entretien télévisé qu’il a accordé le lendemain de sa condamnation à BFMTV, a provoqué de vives réactions chez un certain nombre de députés et de militants Insoumis, certains allant jusqu’à demander son exclusion définitive. Lors de cet entretien, Adrien Quatennens dénonçait un « lynchage médiatique ». « Je ne suis pas un agresseur. Je ne suis pas un homme violent parce que j’ai reconnu une gifle ». Se présentant complaisamment comme une victime dans cette affaire, tout en essayant de rendre son épouse responsable de la situation, il avait choqué les féministes proches de LFI. Reste à voir, si comme le souhaite ses collègues de la LFI Quatennens se retiendra de s’épancher une fois encore dans les médias et si les militants qui le dénoncent pourront oublier que l’un de leurs députés, qui devra donc éventuellement s’exprimer au Parlement sur les violences faites aux femmes, aura la moindre crédibilité pour porter ses thématiques.

 

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