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samedi 25 juin 2022

Retard du projet Solar 1000: Les opérateurs d’énergie solaire appellent à libérer le cahier des charges

Le programme du gouvernement concernant les énergies renouvelables ne connaît pas un début d’application. Malheureusement, les cahiers des charges n’ont pas été remis aux exploitants potentiels.

Par Louisa A. R.

Le directeur général du Cluster Energie Solaire (CES), Boukhalfa Yaïci, a affirmé qu’à la fin du mois de décembre 2021 il y a eu un appel d’offres pour le projet de 1 000 mégawats, mais le cahier des charges n’a pas été remis aux exploitants. «Nous avons été très contents de voir l’appel d’offres finalement annoncé le 24 décembre 2021. Les entreprises ont payé les frais pour recevoir les cahiers des charges. Nous sommes au début du mois de février et toujours pas de suite. On est vraiment surpris», ajoute-t-il.
Intervenant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a émis le souhait de libérer le cahier des charges. «Nous souhaitons que ce cahier soit libéré rapidement pour que les entreprises puissent commencer à réaliser le projet».
Invité de la rédaction de la Chaine 3, Boukhalfa Yaïci a estimé que les acteurs sont prêts à travailler, seulement il faut de la visibilité, en d’autres termes, lancer des actions concrètes sur le terrain. «Si la machine est mise en marche, cela va créer de la confiance chez les investisseurs et les projets commenceront à être réalisés. On va voir, donc, une création importante d’entreprises et d’emplois», a-t-il précisé. Reporté à plusieurs reprises en 2022, l’appel d’offres pour la réalisation de ce projet a été lancé fin décembre dernier par le ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables qui a chargé la société, nouvellement créée, Shaems, de traiter cet appel d’offres. Ce projet consiste en la constitution de Sociétés de Projet (SPV) chargées de réaliser un projet de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 1 000 MW, réparties sur le territoire national, en lots de 50 à 300 MW chacune.
Il s’inscrit dans le cadre de la réalisation du programme national des énergies renouvelables qui ambitionne d’installer 15 000 MW de sources renouvelables d’ici à 2035. «Pour concrétiser ce programme, nous avons besoin d’une cadence de l’ordre de 1 000 MW par an, mais aujourd’hui nous sommes en 2022 et nous ne savons rien de son déploiement», a regretté le directeur général du CES, qui regroupe l’ensemble des opérateurs de la filière énergie solaire en Algérie. «Nous sommes très déçus que ce programme, lancé en 2020, ne connaisse pas encore un début d’application», a-t-il déploré.
Il a expliqué ce «retard» par la dépendance persistante du pays aux hydrocarbures. «Une hausse des prix du baril est très bonne pour l’Algérie, mais j’ai l’impression qu’elle est en train de nous faire vivre les années passées, avec les mêmes reflexes». L’invité a estimé qu’on a perdu beaucoup de temps. Pour rappel, créé en 2017, le Cluster Energie Solaire regroupe 34 opérateurs publics et privés activant dans les différents segments de la filière (fabricants de panneaux, EPC, installateurs, opérateurs de maintenance, écoles et centres de recherche et développent), dans l’objectif de développer des synergies entre les parties de cette industrie.

L. A. R.

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