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lundi 26 septembre 2022

Responsables de nombreux accidents de la circulation: Motards, un danger pour les usagers de la route

Impliqués dans un grand nombre d’accidents de la circulation, les motocyclistes constituent un grand danger sur la voie publique.

Par Thinhinane Khouchi
Malgré les différentes campagnes de lutte contre les comportements dangereux et leurs conséquences sur les usagers de la route, les motocyclistes représentent un réel danger. Les motards se servent de leurs deux-roues de manière inconsciente, causant des accidents pouvant aller jusqu’à la mort. Les services de la sûreté de wilaya d’Ain Defla ont enregistré 110 accidents de la circulation causés par des motos, durant la période allant du 1er janvier au 31 août 2022, a indiqué, avant-hier, un communiqué de ce corps sécuritaire. Selon le même document, les 110 accidents représentent 41,66 % du nombre d’accidents enregistrés à la période sus citée, estimé à 264 accidents de la circulation. Les 110 accidents de la circulation causés par des motos ont fait 130 blessés et deux morts, a ajouté la même source, signalant la délivrance de 169 infractions à l’encontre de motocyclistes, notamment pour non-respect du code de la route. Le même document a signalé le lancement, par les services de la sûreté de wilaya, d’un programme de sensibilisation pour prévenir contre les comportements négatifs dangereux. L’opération s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale lancée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) au profit des conducteurs de motos de différents types, au titre des efforts de préservation de la sécurité routière. S’étalant du 11 au 20 septembre courant, la campagne englobe notamment des sorties de terrain ciblant plusieurs points, dont des barrages de contrôle fixes, installés aux entrées et sorties des villes, des artères principales et des plus importants axes routiers des communes du territoire de compétence, a conclu le communiqué. Par ailleurs, il est à noter que la Direction générale de la Sûreté nationale a lancé, dimanche dernier, une campagne nationale en direction des motocyclistes, dans le cadre de la lutte contre les comportements dangereux et leurs conséquences sur les usagers de la route, a indiqué un communiqué de la DGSN. Cette campagne qui s’étalera dans sa première phase jusqu’au 20 septembre courant, a pour objectif «la lutte contre les comportements dangereux et leurs conséquences sur les usagers de la route», a précisé la DGSN dans son communiqué, ajoutant que cette campagne vise également «la sensibilisation des motocyclistes à bannir ces comportements avant de recourir à des mesures coercitives qui impliquent des procédures administratives et pénales fermes à l’encontre des contrevenants». La DGSN a cité dans son communiqué plusieurs comportements dangereux, comme le «non-respect du code de la route, la conduite sans casque, l’excès de vitesse, conduite sans les documents nécessaires, les manœuvres dangereuses, la conduite par les mineurs, tapage nocturne en raison du bruit violent des moteurs, en sus d’autres comportements liés directement à la criminalité dont le vol à la sauvette et le port de produits prohibés». La DGSN s’est adressée dans son document à tous les parents, les appelant à contribuer à la lutte contre les comportements à risque auxquels s’adonnent les motocyclistes.

DGSN : «Le texte de lois est finalisé et sera bientôt promulgué»
Saluant les instructions du président de la République portant sur le durcissement de la loi afin de lutter contre le terrorisme routier, le commissaire-divisionnaire Rachid Ghazli, sous-directeur de la sécurité routière à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a indiqué, hier, lors de son passage dans l’émission «l’Invité de la rédaction» de la Radio Chaîne 3, que «l’effroyable bilan des accidents de la route doit interpeller tout le monde», ajoutant qu’«un texte de loi est déjà finalisé avec la contribution de tous les départements, dont la DGSN, et qui sera bientôt promulgué». «Il est temps d’appliquer des mesures coercitives pour lutter contre ce fléau qui tue notre jeunesse», a-t-il souligné. Durant les 7 derniers mois de l’année en cours, les services de la DGSN ont enregistré 13 800 accidents de circulation sur le territoire national, causant la mort de 1 992 personnes dont la plupart sont des jeunes de 15 à 30 ans, a-t-il indiqué. Au niveau urbain, le bilan est aussi macabre, a signalé Ghazli. En dépit du recul du nombre d’accidents de la route, le nombre de décès a augmenté de 7 %, a-t-il précisé. «Quel que soit le taux sur la baisse des accidents, quel que soit le taux sur la baisse du nombre de blessés, on dit toujours qu’on a échoué en tant que société sur le plan de la prise en charge de la sécurité routière, tant que le nombre de décès reste important», a-t-il regretté, saluant, toutefois, les efforts consentis par les différents services de sécurité qui veillent au respect du code de la route. «Les bilans émis par la Sûreté nationale sont positifs en matière de circulation routière, parce que parfois on est seul sur le terrain», dira l’invité de la Chaîne 3 qui, pour étayer son propos, avance les chiffres en hausse du nombre de patrouilles pédestres (+5,29 %), de patrouilles motorisées (6,89 %), d’opérations radar (+27,54 %). Le renforcement de ce dispositif de contrôle s’est d’ailleurs soldé, selon l’intervenant, par une hausse des amendes et des pénalités. «La hausse est de 47 % pour les infractions de coordination, de 40 % pour les mises en fourrière et de 15 % pour les amendes forfaitaires». Ces efforts fournis par les différents services de sécurité ne peuvent à eux seuls lutter efficacement contre le terrorisme routier. Ghazli a appelé, à ce propos, à l’implication de tous les départements et de toutes les institutions, à commencer par la cellule familiale, l’école et la recherche scientifique, pour réduire le nombre des victimes de la route.

T. K.

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