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jeudi 30 juin 2022

Reprise

Tout au long du mandat de Donald Trump, les démocrates, notamment Joe Biden, avaient abondamment critiqué la politique du président républicain vis-à-vis de la République islamique d’Iran et assuré, durant la campagne présidentielle de 2020, qu’en cas de victoire ils reviendraient immédiatement dans l’Accord sur le nucléaire iranien. Après tout, c’est Barack Obama qui avait négocié puis signé cet Accord, considéré à l’époque comme un tour de force et comme un des plus grands faits d’armes du président démocrate. Mais aujourd’hui, après déjà plus de six mois à la Maison-Blanche, les relations avec les Iraniens sont toujours tendues, même si un dialogue indirect a été instauré il y a quelques mois. En effet, les États-Unis, qui négocient de manière indirecte avec l’Iran depuis deux mois pour tenter de sauver l’accord sur le nucléaire iranien, ont affirmé cette semaine ne toujours pas savoir si Téhéran veut vraiment revenir dans les clous de ses engagements. «Nous ne savons toujours pas si l’Iran veut, et est prêt à faire ce qu’il faut pour respecter à nouveau l’accord», a déclaré le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, lors d’une audition parlementaire à Washington. «Nous sommes toujours en train de tenter de savoir si c’est le cas», a-t-il ajouté. L’ex-président américain Donald Trump avait claqué la porte en 2018 de cet accord international conclu trois ans plus tôt, pour empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique, le jugeant insuffisant, avant de rétablir et renforcer les sanctions économiques de Washington contre Téhéran. En riposte, les autorités iraniennes se sont progressivement affranchies des limites imposées par le texte à leur programme nucléaire. Le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, s’est dit prêt à revenir dans l’accord si l’Iran revient dans les clous des restrictions nucléaires. Par l’intermédiaire des autres signataires (Européens, Chine, Russie), les deux pays ennemis négocient depuis début avril à Vienne ce compromis que les Américains appellent «plein respect contre plein respect» de l’accord. Les tractations doivent reprendre en fin de semaine dans la capitale autrichienne. «Nous n’en sommes même pas encore au stade d’un retour au respect pour respect, nous ne savons pas si cela va pouvoir se faire», a insisté Antony Blinken. Reste à voir si ces négociations qui s’éternisent avec pour le moment aucun semblant d’évolution, vont réussir à réconcilier Washington et Téhéran ou si finalement l’administration Biden gardera comme sur tant d’autres sujets, immigration, Proche-Orient, Chine, entre autres, la même politique de Donald Trump ou si les démocrates tiendront leur promesse dans ce dossier et s’attelleront à la reprise de l’Accord qui avait occupé une grande partie du second mandat d’Obama qui en a fait une priorité de sa présidence.

F. M.

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