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mercredi 7 décembre 2022

Rentrée universitaire: Un test grandeur nature

REGARD

Mourad Hadjersi

La reprise des cours dans nos universités, entamée hier, devrait être une véritable amorce de la reprise graduelle d’une vie sociale proche de la normale dans cette atmosphère de pandémie mondiale. A l’image d’autres pays, chacun à son propre rythme, l’Algérie entame cette reprise, avec d’autres qui vont suivre, avec certaines précautions. Il était pratiquement évident que le retour aux amphis n’allait pas trop tarder, notamment avec le premier test, plus au moins réussi, engagé par les autorités durant le mois d’août en autorisant les estivants à fréquenter les plages de notre littoral.
Avec la stabilisation du bilan quotidien des nouveaux cas atteints de Covid-19 à un niveau loin d’être alarmant, ce qui veut dire «maîtrisable» pour les autorités sanitaires, le retour à un rythme normal de toutes les activités est devenu une évidence mais qui exige, en même temps, une attitude en alerte constante. Un bon nombre de pays ayant tenté ce retour précipité à la normale se sont vus contraints de revenir rapidement à la fermeture des écoles et dans certains cas à des confinements localisés. C’est pour dire que ce processus est loin d’être aisé et que nos autorités sont dans l’obligation de procéder par étapes. D’ailleurs, c’est pour cette raison que le Chef du gouvernement ainsi que les autorités sanitaires ne veulent pas, jusqu’à ce jour, se prononcer sur la date exacte de la rentrée pour tous les autres paliers inferieurs de la scolarité. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette reprise dans le milieu estudiantin comme un test avant d’envisager une quelconque décision «aventureuse».
Ainsi, la rentrée universitaire sera cette année un double défi, sur le plan sanitaire, en premier lieu, et dans lequel les responsables du secteur ainsi que les équipes médicales en assistance devront gérer le flux des étudiants tout en restant en éveil. En parallèle à ce défi, viendra le volet organisationnel, notamment celui inhérent au transport, qui pour le moment ne peut être assuré que par les moyens des œuvres. L’ouverture des lignes des transports publics elle-même devrait se faire aussi de manière graduelle, ce qui risque de compliquer, à un certain degré, cette reprise des cours. Une souplesse dans la gestion s’impose du côté de l’Administration universitaire comme une compréhension et coopération du côté des étudiants est à espérer. En fait, c’est un effort collectif qui va peser sur la suite et surtout conditionner l’allègement des protocoles sanitaires, étape par étape, dans les autres secteurs.
Après la réussite de l’organisation des examens du baccalauréat, la semaine dernière, le monde de l’Education nationale se prépare ainsi à la phase post-pandémie, et la rentrée universitaire constituera, par sa réussite, une sorte de «tête de pont» dans les champs de vie après-Covid-19 pour que les activités reprennent, l’une après l’autre. Le monde de l’économie, notamment celui lié dans ses relations avec l’extérieur, devra attendre l’évolution de la pandémie dans les autres pays, une question d’adaptation aux facteurs exogènes.
M. H.

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