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Alger
mercredi 30 novembre 2022

Rencontre: Intégrer la gestion des risques majeurs aux plans du gouvernement

Les participants au 2e séminaire national sur «Les géorisques en Algérie» ont mis l’accent, dimanche à Mila, sur l’importance d’intégrer la gestion des risques majeurs aux plans du gouvernement et salué la prise en charge par les pouvoirs publics des effets des catastrophes naturelles sur la vie des citoyens. Le délégué national aux risques majeurs, Hamid Afra, a indiqué que l’Etat a consacré pour la prise en charge des effets des séismes, des inondations et des incendies de forêt, entre 2004 et 2021, 35 milliards DA par an. Selon M. Afra, cela s’inscrit dans le cadre de la stratégie de gestion des risques majeurs visant à en réduire les dégâts, assurer la prise en charge et reposant sur la prévention, la protection et l’intervention efficace par «l’amélioration des performances de leur gestion». Il a également insisté sur l’importance de la bonne gestion des risques majeurs pour protéger l’environnement et les personnes qui s’inscrivent dans le cadre des engagements pris par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Les agressions contre l’environnement et les risques qui en découlent, dont la régression du couvert végétal, l’érosion et les glissements de terrain menaçant les infrastructures de base et la sécurité alimentaire et sanitaire, imposent aujourd’hui d’intégrer les efforts de lutte et de gestion des risques majeurs aux plans sécuritaires tracés par le gouvernement pour protéger les personnes et les ressources du pays, a affirmé le recteur de l’université des sciences et des technologies Houari-Boumediene (USTHB), Djamel-Eddine Akretech, dans son intervention durant cette rencontre initiée par le centre universitaire de Mila avec le concours de l’USTHB, l’université Batna-2 et le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG). Le spécialiste a estimé que cette manifestation scientifique qui réunit cinq walis de l’Est du pays et des directeurs centraux, est une opportunité pour présenter aux autorités les aspects liés aux risques majeurs et leur impact sur la nature et la société, surtout que l’Algérie a connu des catastrophes, dont le séisme de Chlef, les inondations de Bab El Oued (Alger) et le séisme de Mila. Le président du séminaire, Mekhlouf Boutiba, a appelé à «prendre en compte les résultats de cette rencontre scientifique dans les prises de décision liées à la gestion des risques majeurs dont les séismes qui peuvent accroître vers la fin du 21e siècle». La rencontre verra la présentation de 100 communications par des chercheurs représentant 21 universités nationales, trois écoles nationales et trois centres de recherche, a-t-il ajouté.
Dans son intervention sur le séisme de Mila de 2020, Hamoudi Beldjoudi du CRAAG a relevé que ce tremblement de terre n’était pas d’une grande intensité mais a causé des dégâts matériels considérables, notamment à El Kherba au centre-ville de Mila, en raison du phénomène des glissements de terrain signalé également dans d’autres régions de la wilaya. Il a préconisé d’en tirer des leçons et d’élaborer un plan préventif des risques majeurs. Mohamed Chebah, du centre universitaire de Mila, a axé sa communication sur le cas de la voie de contournement Sud de la ville de Mila avant et après le séisme de 2020, recommandant l’adoption de techniques de construction adaptées aux caractéristiques des terrains et du sol pour assurer la résistance des ouvrages en cas de catastrophes naturelles.
Dans son allocution d’ouverture, le wali de Mila, Mustapha Koreich, a affirmé la détermination des pouvoirs publics à exploiter positivement les outputs de la rencontre pour élaborer une vision réaliste et scientifique face aux risques majeurs
Dalil Y.

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Le 30 Novembre 2022

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