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samedi 25 mai 2024

Rencontre

Si la Russie a ces dix-huit derniers mois perdu les rares alliés occidentaux qui lui restaient, elle peut toutefois toujours compter sur la coopération de nations telles que la Chine, le Brésil ou encore l’Inde. La Corée du Nord, allié historique de Pékin, profite de son côté de l’isolation de Moscou pour cultiver ses relations avec le Kremlin. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, sera ainsi en «visite officielle en Russie dans les prochains jours», a indiqué, hier, la Présidence russe, qui n’a pas encore fait état de date précise pour une rencontre avec Vladimir Poutine. Des rumeurs allaient bon train depuis une semaine quant à la venue de Kim en Russie, Washington suspectant Moscou, largement isolé depuis le début de la guerre en Ukraine et en quête d’armements, de vouloir acquérir des munitions auprès de son allié nord-coréen. Le communiqué du Kremlin se borne à dire que la venue de Kim Jong-un se fait «à l’invitation du président russe». Un peu plus tôt, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap avait indiqué que le train de Kim Jong-un «semblait» s’être mis en route pour la Russie, les deux pays partageant une courte frontière commune, dans l’Extrême-Orient russe, non loin de Vladivostok, où Vladimir Poutine est arrivé hier avant de participer aujourd’hui à un Forum économique annuel. Mais le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué avant l’officialisation de la visite, qu’aucune rencontre Kim-Poutine n’était prévue dans le cadre même du Forum. La chaîne de télévision sud-coréenne YTN a de son côté rapporté que Séoul «s’attend à ce que le président Kim rencontre le président Poutine de Russie aux environs d’après-demain», soit demain. La Maison-Blanche a affirmé la semaine dernière que Kim Jong-un souhaitait rencontrer Vladimir Poutine pour discuter de ventes d’armes à Moscou dans le cadre de son offensive en Ukraine. Washington a averti que la Corée du Nord en paierait «le prix au sein de la communauté internationale». Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’entretiendra avec le président russe Vladimir Poutine lors de sa visite à Moscou, ont annoncé hier les médias d’État de Pyongyang. Kim Jong-un «se rendra bientôt en Fédération de Russie à l’invitation de (…) Poutine», a indiqué l’agence de presse officielle nord-coréenne. «Le respecté camarade Kim Jong-un rencontrera et s’entretiendra avec le camarade Poutine au cours de la visite», ajoute le communiqué, suite à des informations de médias sud-coréens sur le départ du train de Kim. La Corée du Nord, qui vit elle-même isolée du reste du monde depuis des décennies, pourrait ainsi devenir un allié important de Moscou, Pyongyang n’ayant rien à perdre dans une alliance renforcée avec le Kremlin même si Washington menace d’ores et déjà les Nord-Coréens de représailles.

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