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jeudi 25 avril 2024

Refus

Si l’avantage n’est définitivement pas en sa faveur, Nikki Haley, candidate à la primaire républicaine aux États-Unis en vue de la prochaine présidentielle de novembre, refuse obstinément de quitter la course à la Maison-Blanche. Malgré ses défaites qui s’accumulent, elle veut continuer à croire qu’il lui reste une chance de remporter l’investiture de son parti face à l’ex-président Donald Trump. En effet, la dernière rivale de ce dernier a refusé cette semaine encore de suspendre sa campagne malgré le retard conséquent qu’elle accuse. «Certains d’entre vous, peut-être quelques-uns dans les médias, sont venus ici pour savoir si je me retirais de la course. Et bien ce n’est pas le cas», a-t-elle déclaré lors d’une réunion publique à Greenville, en Caroline du Sud. Cet État du sud-est, dont Nikki Haley a été la gouverneure, organise dans quatre jours ses primaires républicaines. Donald Trump et Nikki Haley sont les deux seuls candidats notables, l’ancien commandant en chef américain restant le grand favori. Le septuagénaire a déjà remporté les trois premières primaires du parti conservateur haut la main et continue de caracoler largement en tête dans les sondages pour les prochains scrutins à venir. Malgré cela, Nikki Haley a assuré qu’elle resterait dans la course, estimant que jeter l’éponge «serait la solution de facilité». La quinquagénaire, ancienne ambassadrice américaine à l’ONU lors du mandat de Donald Trump, a aussi formulé mardi certaines de ses critiques les plus dures à l’encontre de son ancien patron. «Il n’est pas normal de dépenser 50 millions de dollars en contributions de campagne pour des procès personnels, il n’est pas normal de menacer les personnes qui soutiennent votre adversaire», a-t-elle énuméré. «Et il n’est pas normal d’appeler la Russie à envahir les pays de l’Otan. Donald Trump a fait tout cela et bien plus au cours du dernier mois», a encore taclé la candidate. Nikki Haley a aussi appelé à ne pas donner «le boulot le plus exigeant» du monde à «quelqu’un qui risque la démence», jugeant que «Trump et Biden sont deux vieux messieurs, qui ne vont que continuer de vieillir». Donald Trump s’en prend depuis des mois à sa rivale républicaine, la qualifiant de «cervelle de moineau». Son équipe de campagne a détaillé mardi sa feuille de route pour les primaires républicaines, prévoyant une victoire de l’ancien président «le 19 mars» au plus tard. Sauf surprise de taille, Trump sera ainsi celui qui affrontera en novembre prochain, et ce, pour la seconde fois d’affilée, Joe Biden, un candidat dont les capacités mentales sont remises en cause du fait de son âge, mais surtout de ses bourdes à répétition qui font douter de son état de santé jusque dans son propre camp, même si le sujet reste résolument tabou parmi les démocrates.

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