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mardi 3 août 2021

Référendum sur l’amendement de la Constitution: Charfi assure que les conditions de transparence et d’impartialité sont «réunies»

Toutes les conditions sont réunies pour assurer «la transparence et l’impartialité»
du référendum sur le projet d’amendement constitutionnel le 1er novembre prochain,
a souligné, hier, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE),
Mohamed Charfi.

Par Meriem Benchaouia

Les conditions du déroulement de la consultation populaire du 1er novembre «seront les mêmes que celles dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, marquées par la transparence et l’impartialité», a affirmé le président de l’Anie, précisant que les moyens matériels et logistiques nécessaires sont mobilisés pour que le référendum se déroule «dans la sérénité et la régularité». «Nous allons reprendre la même organisation et les mêmes procédures avec la possibilité du président de l’Anie de suivre en direct le scrutin grâce au réseau de visioconférence mis en place à cette occasion, et ce qui nous permettra une plus grande réactivité et une prise en charge immédiate à d’éventuels problèmes qui peuvent se poser le jour du scrutin», a-t-il ajouté, appelant, à cette occasion, les jeunes à participer dans l’encadrement des bureaux de vote et à être observateurs lors du scrutin. Mohamed Charfi a évalué à plus de 23,5 millions le nombre d’électeurs inscrits et à 292 805 celui des personnes radiées, parmi lesquelles, ajoute-t-il, 35 528 l’ont été en raison du changement de résidence. Il signale, d’autre part, que l’assainissement du fichier électoral se poursuivra jusqu’au moment de sa totale numérisation. Evoquant la campagne référendaire qui débutera demain, le président de l’Anie a assuré que les créneaux d’expression «seront ouverts à ceux qui sont pour et à ceux qui sont contre le projet d’amendement de la Constitution», soulignant que cette démarche «reflète la nouvelle dynamique entamée depuis l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 pour la consécration de ‘’l’Algérie nouvelle’’ qui est déjà en marche». Pour lui, «le premier caractère de la démocratie est de permettre la confrontation des idées et des avis, à travers un débat contradictoire pacifique, dans le respect, et dans lequel les intervenants doivent mettre l’intérêt de l’Algérie au-dessus tout», a-t-il souligné, rappelant qu’à la fin, c’est au peuple de trancher. Il met, cependant, en avant, l’impossibilité d’ouvrir, quotidiennement, les radios et chaînes de télé à plus de 30 candidats ou à leurs représentants. Il ajoute qu’à condition de «respecter l’ordre public», il est laissé à ceux-ci la liberté de tenir des meetings et des réunions pour y présenter leurs programmes. Interrogé sur une éventuelle participation d’observateurs internationaux, il a considéré qu’«un Etat qui sollicite des observateurs internationaux n’exerce pas la plénitude de sa souveraineté», estimant qu’«il s’agirait d’une atteinte à la souveraineté nationale». Mettant l’accent sur l’importance d’assurer la crédibilité du référendum du 1er novembre, il a affirmé que «nous ferons tout notre possible pour le rétablissement de la confiance des citoyens envers les gouvernants, en renforçant les conditions d’organisation, de transparence et de la traçabilité». L’Anie va faire en sorte de s’assurer que l’intégrité du vote soit protégée «à 100 %», pour éviter, dit-il, les déviations observées par le passé et parce que l’Algérie nouvelle a, depuis, déclaré la lutte «à la corruption et à l’argent sale».
M. B.

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