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jeudi 30 juin 2022

Référendum sur la Constitution: Les partisans du «oui» occupent le terrain

La campagne de sensibilisation et d’explication du projet d’amendement de la Constitution a connu, durant la première semaine de son lancement, une forte mobilisation des partisans du «oui». De nombreux meetings et rencontres ont été animés par des chefs de partis, des membres du gouvernement et autres responsables de différentes organisations. Le mot d’ordre était d’exhorter les Algériens à voter oui pour la révision de la Constitution, initiée par le Président Tebboune.
Ainsi, le SG du FLN, Baadji Abou El Fadl, a appelé le peuple algérien à voter en faveur de ce projet d’amendement, estimant que la nouvelle Constitution sera «la source de toutes autres réformes tant espérées et revendiquées par le Hirak pour une Algérie nouvelle».
Il a notamment relevé qu’elle «consacre le principe de l’alternance au pouvoir à travers la limitation des mandats et ferme définitivement la porte au despotisme». La présidente du parti Tajamoue Amel El Djazair (TAJ), fraichement élue, Fatma Zahra Zerouati, a affirmé, de son côté, que «la date du 1er novembre est une opportunité pour opérer un véritable changement et remettre le train sur les rails via la nouvelle Constitution qui promet la construction de fortes institutions pour une Algérie meilleure».
Le président du Mouvement El Islah, Filali Ghouini, lui, a affirmé que son parti soutient et adhère aux changements constitutionnels opérés et votera «oui» pour cette nouvelle Constitution, élaborée après plusieurs rencontres de consultation.
Le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, a lancé de son côté un appel au peuple algérien pour voter oui afin de «préserver le processus des réformes».
Le parti «El-Fadjr El-Djadid» a, quant à lui, estimé que voter «oui» est le choix «le plus judicieux» pour «mettre le pays à
l’abri des soubresauts».
Le SG du RND, Tayeb Zitouni, a qualifié la nouvelle Constitution de celle «des libertés par excellence», mettant en avant l’existence de «nombreux articles» relatifs aux libertés individuelles, collectives et associatives.
Outre les partis politiques, des organisations étaient aussi au devant durant les premiers jours de la campagne. Le SG de l’UGTA, Salim Labatcha, a affirmé que la nouvelle Constitution «préservera les acquis du peuple et de la classe ouvrière».
Le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), Mohamed Alioui, a soutenu que le vote en faveur de l’amendement de la Constitution «ouvre la voie à une participation effective du peuple à l’édification de l’Algérie nouvelle», appelant les paysans à «participer activement à l’avènement de cette nouvelle ère».
Pour l’Organisation nationale des moudjahidine, le référendum du 1er novembre prochain, constituera «un point de départ amorçant une nouvelle étape dans le parcours militant singulier du peuple algérien».
De son côté, le secrétaire général du Syndicat national des magistrats (SNM), Issaad Mabrouk, a qualifié les dispositions de la nouvelle Constitution en matière de pouvoir judiciaire d’«inédites», à même de «contribuer à la consécration d’une véritable indépendance de la justice».
Massi Salami

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