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vendredi 1 juillet 2022

Réélu pour un sixième mandat il y a deux jours : Le président tchadien mort «au combat»

Le président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, est décédé hier des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des attaques rebelles dans le nord durant le week-end, a annoncé le porte-parole de l’armée sur la télévision d’Etat.

Par Slim O.

«Le président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad», a annoncé le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l’antenne de TV Tchad.
Le président Idriss Déby Itno a été réélu pour un sixième mandat de six ans avec 79,32 % des suffrages exprimés à la présidentielle du 11 avril, a annoncé, lundi, l’instance électorale en livrant les résultats officiels provisoires. Un Conseil national de transition, présidé par le fils d’Idriss Déby, a été mis en place.
«Des élections libres et démocratiques seront organisées au Tchad à l’issue d’une période de transition de 18 mois dirigée par un conseil militaire présidé par le fils du chef de l’Etat Idriss Déby Itno tué au combat contre des rebelles», a promis hier l’armée. Le Conseil militaire de Transition (CMT, présidé par le général de corps d’armée Mahamat Idriss Déby, 37 ans, fils du défunt président, «garantit l’indépendance nationale, l’intégrité territoriale, l’unité nationale, le respect des traités et accords internationaux et assure la transition pour une durée de 18 mois», a annoncé à la télévision d’Etat le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.
«De nouvelles institutions républicaines seront mises en place à l’issue de la transition par l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes», a-t-il poursuivi.
Le maréchal Déby avait été proclamé lundi soir – l’annonce de sa blessure n’avait pas encore été rendue publique – vainqueur de la présidentielle du 11 avril pour un sixième mandat, avec 79,32 % des voix, après avoir écarté par l’intimidation ou la violence quelques rares ténors d’une opposition divisée, une annonce survenue en avance par rapport au programme prévu.
Dans la capitale hier, quelques heures après que l’armée a annoncé sa mort, les écoles ont fermé et les parents sont venus, paniqués, chercher leurs enfants. Les fonctionnaires, dont les administrations ont également fermé, sont également repartis précipitamment chez eux. La ville était calme à la mi-journée mais avec beaucoup moins de monde qu’à l’ordinaire, peut-être aussi en raison du ramadhan.
S. O.

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