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lundi 5 décembre 2022

Rapport

Parmi les mesures que devait mettre en branle la nouvelle administration Biden aux États-Unis se trouve un remaniement des relations avec le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avec lequel Donald Trump entretenait au demeurant d’excellentes relations. Joe Biden, nouveau président américain, avait en effet annoncé qu’il ne souhaitait plus que le prince héritier soit l’interlocuteur principal dans les relations de la Maison-Blanche avec l’Arabie saoudite. D’ailleurs, le président démocrate s’est entretenu jeudi pour la première fois avec le roi saoudien Salmane, lors d’un coup de téléphone qui doit être suivi rapidement de la publication d’un rapport américain potentiellement explosif sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Le dirigeant américain a «souligné l’importance que les États-Unis placent dans les droits humains universels et dans l’État de droit», a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. Mais il a aussi évoqué «l’engagement des États-Unis à aider l’Arabie saoudite à défendre son territoire face aux attaques de groupes pro-Iran». Le roi l’en a «remercié», selon l’agence de presse officielle saoudienne SPA, qui a aussi noté que Joe Biden s’était engagé à ce que Téhéran ne soit «jamais autorisé à posséder l’arme nucléaire». Le président américain, qui a rappelé le «partenariat de longue date» et «historique» entre les deux pays alliés, a aussi «souligné l’importance que les États-Unis placent dans les droits humains universels et dans l’État de droit», a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. À cet égard, «il a relevé de manière positive la récente libération de plusieurs militants américano-saoudiens et de Mme Loujain al-Hathloul», une militante féministe emprisonnée durant plusieurs années. Les deux dirigeants ont discuté des efforts américains pour mettre fin à la guerre au Yémen, où Joe Biden a stoppé le soutien de Washington à la coalition militaire dirigée par Ryad. «Le président a dit au roi Salmane qu’il œuvrerait pour rendre les relations bilatérales aussi fortes et transparentes que possible», a ajouté la Maison-Blanche. Le communiqué ne fait pas référence au rapport du renseignement américain sur Jamal Khashoggi, qui devrait mettre en cause le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, dit MBS, malgré les dénégations du royaume. Mais le gouvernement américain avait auparavant fait savoir qu’il serait dévoilé «très bientôt», après le coup de fil entre Joe Biden et le monarque. Un rapport qui risque de faire du tort à MBS qui a été durant quatre années l’interlocuteur de Donald Trump et qui se retrouve aujourd’hui mis sur la touche, compliquant les relations à venir avec le royaume saoudien qui est un allié indispensable de Washington dans la région.

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