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mardi 28 juin 2022

Rappel du ministère de l’Industrie pharmaceutique : «La vente des médicaments via Internet est strictement interdite»

Le phénomène de la vente des produits pharmaceutiques via les réseaux sociaux a pris de l’ampleur. Commentant cette situation, Dr Ladjadj Ouiza, inspectrice générale au ministère de l’Industrie pharmaceutique, a indiqué que «la loi interdit strictement cette pratique».

Par Thinhinane Khouchi

S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, Dr Ladjadj a indiqué que plusieurs internautes algériens proposent, s’échangent et vendent et achètent même des produits pharmaceutiques sur Internet et via les réseaux sociaux. Elle a assuré que cette pratique est illégale car «la loi interdit strictement la vente de médicaments via Internet ou les réseaux sociaux». L’invité de la Chaîne 1 a affirmé que «le ministère lutte contre ce phénomène par le biais d’opérations de sensibilisation et imposera l’application de la loi également au cas où il reçoit des informations sur la circulation de médicaments en dehors des établissements pharmaceutiques». La porte-parole a confirmé que le démantèlement d’un réseau qui commercialisait des médicaments frauduleux il y a quelques jours à Constantine, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre ce phénomène. Elle a rappelé, a ce propos, que «le 18 mai 2022, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a révélé l’ouverture d’une enquête, en coordination avec les services de la Gendarmerie nationale, dans l’affaire de commercialisation frauduleuse de médicaments dans la wilaya de Constantine». Selon un communiqué du ministère, «suite à la plainte qui nous a été déposée par les laboratoires Sandoz le 17 avril 2022, relative à la commercialisation du produit frauduleux Omnitrope 5mg/1,5ml lot lm3517 à Constantine, le ministère a immédiatement pris toutes les mesures pour ouvrir une enquête». Par ailleurs, concernant l’exportation des médicaments, Dr Ladjadj Ouiza a indiqué que «ce que nous exportons actuellement comme médicaments ne dépasse pas les 50 millions d’euros annuels», estimant que ce chiffre reste loin du grand potentiel dont regorge l’Algérie et qui n’est pas à la hauteur de ses ambitions dans ce domaine. Elle a affirmé que le continent africain a cruellement besoin de nombreux médicaments pour faire face à plusieurs maladies et épidémies, dont on peut dire qu’elles ont disparu de notre pays, notamment les médicaments pour les maladies infectieuses et virales et les antibiotiques. Elle a indiqué que l’Algérie peut répondre à la demande africaine de ces produits pharmaceutiques en affectant des producteurs locaux pour produire et exporter ce type de médicaments. «Les médicaments produits en Algérie sont de bonne qualité et ont une capacité compétitive sur les marchés africains. Les médicaments produits localement sont constamment contrôlés et soumis à une analyse minutieuse par l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, comme c’est le cas pour les médicaments importés», a assuré l’invité de la Chaîne 1. Enfin, questionnée sur la rareté de certains médicaments notamment la «Ventoline», la même responsable a déclaré que «le problème lié à la rareté de ce médicament pour les patients asthmatiques au cours de la période récente sera résolu dans un avenir proche».

Appels d’offres pour les médicaments anticancéreux et Ventoline bientôt disponible
Mme Ouiza Adjadj a aussi annoncé l’attribution prochaine des appels d’offres pour la fourniture de médicaments anticancéreux destinés aux hôpitaux. Dans un entretien à la chaine I de la Radio algérienne, Mme Adjadj a indiqué qu’il a été procédé au lancement des appels d’offres pour la fourniture de médicaments anticancéreux destinés aux hôpitaux, ajoutant que leur attribution se fera dans « les prochains jours ». Concernant la Ventoline destinée aux patients atteints des maladies respiratoires (Asthme) qui connaît, aussi, une pénurie sur le marché national, l’intervenante a affirmé que l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) a été chargée d’assurer la disponibilité de ce médicament dans les pharmacies dans « les plus brefs délais ». Elle a rappelé les efforts de l’Inspection générale du ministère de l’Industrie pharmaceutique dans la lutte contre la spéculation et le monopole de médicaments, notamment ceux prescrits dans le traitement du Covid-19, qualifiant de positifs les résultats des efforts consentis pour la lutte contre ces pratiques.

T. K.

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