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mardi 28 juin 2022

Quarante quatre décès et plus de 150 blessés Une première semaine de ramadhan meurtrière

L’hécatombe routière continue de faire des victimes et d’endeuiller des familles algériennes. Malgré la multiplication des contrôles routiers de la part des forces de l’ordre, les routes ont encore vu de trop nombreuses personnes perdre la vie durant le mois de carême.
En effet, les accidents de la circulation qui font des victimes tout au long de l’année dans notre pays sont plus fréquents et plus violents durant ce mois sacré. L’excès de vitesse est le premier facteur incriminé dans cette tragédie. Toutes les mesures de sensibilisation au respect du code de la route n’empêchent pas denregistrer des accidents de circulation. Le renforcement de la sécurité et de la prévention routière par la sensibilisation n’auront pas suffi pour arrêter l’hécatombe. En seulement une semaine du mois de ramadhan, 44 personnes ont trouvé la mort et 159 autres ont été blessées dans 105 accidents de la circulation survenus ces dernières 48 heures à travers le territoire national, selon un bilan de la Gendarmerie nationale. Dans ce bilan, il est encore une fois mis l’accent sur les attitudes des automobilistes au volant. Le commandant Samir Bouchhit, chargé de la communication au niveau du centre de coordination de la circulation au commandement général de la Gendarmerie nationale, a déclaré à la Chaîne 1 de la Radio nationale que plus de 81 % de ces accidents sont principalement dus au facteur humain ainsi qu’au non-respect du code de la route. L’excès de vitesse reste l’un des principaux problèmes de sécurité routière et joue un rôle majeur dans la plupart des accidents mortels de la route. La même source a expliqué que 22 % de ces accidents étaient dus à la vitesse excessive et à la négligence des conducteurs de réduire leur vitesse dans les virages, ainsi qu’au non-respect des procédures de sécurité routière lors de la traversée de la route.
Le Commandement de la Gendarmerie nationale a également exhorté les citoyens et les conducteurs à éviter la conduite sous l’effet de la fatigue pendant ce mois sacré et à être vigilants au volant, afin d’assurer la sécurité routière pour tous. Il est donc primordial de faire preuve de patience et ne pas conduire à grande vitesse, mais aussi doubler la distance sécuritaire entre les véhicules. Pour une bonne conduite, il est préconisé de respecter le code de la route, faire attention aux autres véhicules, ne pas oublier le port de la ceinture de sécurité. Des études indiquent que les conséquences du manque de sommeil et de l’épuisement durant le mois de carême sont très notables sur la concentration lors de la conduite. De plus, les dangers de l’excès de vitesse et de certaines manœuvres, notamment juste avant l’Iftar, peuvent être fatals aux conducteurs. Depuis le début du ramadhan, le site de la Gendarmerie nationale fournit des conseils aux conducteurs afin d’éviter les accidents. Le site Tariki prodigue des consignes en conseillant de se montrer prudent sur la route durant ce mois sacré, car la conduite durant le mois de jeûne n’est pas pareille à la conduite en temps normal.

Louisa A. R.

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