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vendredi 1 juillet 2022

Promotion et protection des droits de l’enfant: Meriem Chorfi plaide pour un travail commun entre les différents acteurs

Malgré tous les efforts fournis, que ce soit par le gouvernement ou par la société civile, l’Algérie n’a toujours pas réussi à assurer aux enfants une protection efficace contre les différentes formes de maltraitance et de violence dont ils sont victimes à la maison, à l’école et dans la rue.

Par Meriem Benchaouia

La situation des enfants dans notre pays paraît préoccupante. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que l’on se fasse l’écho d’agressions à l’égard de mineurs. Souvent, il s’agit d’actes de personnes proches de la victime ou même censées la protéger. Ce triste phénomène n’épargne aucune région, aucune famille, aucune classe sociale. La maltraitance à l’égard des enfants demeure souvent peu visible, parce que à la fois acceptée et cachée, non signalée et donc insuffisamment recensée. Impuissants face à la cruauté des adultes, ils ignorent leurs droits et jusqu’aux moyens leur permettant de tirer la sonnette d’alarme, de dénoncer le mal qu’on leur inflige et d’appeler au secours.
Alors même que les pouvoirs publics ont mis en place des programmes politiques pour protéger les enfants, cette violence est de plus en plus accrue.
Effectivement, le système de protection de l’enfant et de ses droits juridiques et moraux s’est consolidé par l’adoption d’une série de mesures venues s’ajouter aux efforts d’adaptation aux conventions internationales ratifiées et de lutte contre les dangers qui guettent cette catégorie. Mais toutes ces avancées sont annihilées par le taux d’agressions, d’affaires de rapts et de déperdition scolaire.
A cet égard, la déléguée nationale à la protection et à la promotion de l’enfance, Meriem Chorfi, a souligné, samedi après-midi à Biskra, «la nécessité d’un travail commun pour la protection de l’enfant et la promotion de ses droits». Dans une déclaration à la presse, en marge de l’inspection des conditions de prise en charge des enfants au siège de l’association «Baraïm Errahmane», dans le cadre de sa visite dans cette wilaya, Mme Chorfi a mis l’accent sur «l’importance de déployer davantage d’efforts pour éliminer les problèmes susceptibles de porter atteinte à l’enfant».
Elle a considéré, dans ce contexte, que les visites de terrain effectuées par l’organe de protection de l’enfance qu’elle dirige visent à s’enquérir de la prise en charge effective de cette catégorie et émettre des recommandations à même d’améliorer la situation de l’enfance.
Elle a insisté également sur «l’importance de signaler toute atteinte aux droits de l’enfant», ajoutant qu’il faut consacrer «le droit de l’enfant au jeu, à l’éducation, à la protection et à l’expression de son opinion». Mme Chorfi a indiqué, en outre, que «les efforts de l’Etat sont évidents en matière de prise en charge des personnes aux besoins spécifiques, dont les autistes, et ce, en insistant sur la sensibilisation à l’importance du diagnostic précoce de ce trouble pour assurer la prise en charge des personnes atteintes», affirmant que la protection de l’avenir du pays est tributaire de ce que les adultes apportent aux enfants. La déléguée nationale à la protection et à la promotion de l’enfance s’est enquise, au début de sa visite, de la prise en charge pédagogique, psychologique et culturelle des enfants au sein de l’Etablissement de protection de l’enfance assistée du chef-lieu de wilaya qui accueille 30 enfants.
M. B.

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