23.9 C
Alger
vendredi 17 septembre 2021

Projet de transfert d’eau à partir du barrage Kef Eddir (Tipasa): Réduction des délais de réalisation à 21 mois

Les délais de réalisation du projet de transfert d’eau à partir du barrage Kef Eddir de Damous (Tipasa), fixés initialement à 27 mois, ont été réduits à 21 mois maximum avec livraison partielle du projet après une année au plus tard, a-t-on indiqué dans un communiqué des services de la wilaya.

Par Younès F.

Selon le document mis en ligne sur la page Facebook de la wilaya, il a été décidé de réduire les délais de réalisation de ce projet à 20-21 mois au lieu de 27 mois initialement, avec l’entame de la livraison partielle du projet après une année au plus tard. Aucune date n’a été, néanmoins, fixée pour le lancement du chantier de ce transfert hydrique.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion présidée dimanche par le wali de Tipasa, Ahmed Mabed, consacrée au projet de raccordement du barrage Kef Eddir de Damous à des communes de la wilaya, en présence du président-directeur général (P-dg) de l’entreprise en charge du projet «Cosider Canalisations», Fethi Zerouali, des directeurs exécutifs et des chefs de daïra concernés par le projet, a-t-on ajouté.
Lors de la réunion, il a été également question décélérer les procédures administratives inhérentes, entre autres, aux décisions d’expropriation et d’indemnisation des propriétaires terriens et d’installation des bases de vie prévues au niveau des sites de Kef Eddir à Damous, Oued Sebt à Gouraya, Hamdania et Pointe rouge à Cherchell.
Lors de sa visite au barrage Kef Eddir, d’une capacité théorique de stockage de 125 millions de m3 d’eau, le wali de Tipasa avait donné des instructions pour l’ouverture partielle des conduites de ce barrage, avec l’affectation d’un volume d’eau pour l’irrigation agricole des périmètres environnants.
Le projet de transfert d’eau prévoit la réalisation de 110 km linéaires de canalisations à travers 11 communes de Tipasa (dont des zones d’ombre), en plus d’autres localités des wilayas d’Ain Defla et de Chlef.
Les autorités locales fondent beaucoup d’espoirs sur le projet de transfert d’eau à partir du barrage Kef Eddir, dont le volume de remplissage actuel est de près de 80 millions de m3 d’eau, après le retard «énorme» enregistré dans son lancement prévu en 2018, pour régler définitivement le problème de pénurie d’eau dans la wilaya de Tipasa.
La direction locale des ressources en eau (DRE) avait annoncé, en juillet dernier, le choix de l’entreprise nationale «Cosider Canalisations» pour la réalisation de ce projet, suite à un appel d’offres national lancé par l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT). Le lancement du chantier du projet était prévu pour le mois d’août dernier.
Dans une déclaration précédente à l’APS, le DRE, Ali Benbadi, avait déploré certaines procédures techniques complexes qui avaient empêché le lancement du projet durant le mois d’août écoulé, dont notamment le choix des sites d’installation des bases de vie, soulignant, en outre, l’«importance extrême» dévolue par les autorités de la wilaya à ce projet et leur détermination à le concrétiser dans les plus brefs délais.
La réception progressive de ce transfert à partir de 2022 permettra, dans une première étape, la couverture des besoins en eau potable d’un nombre considérable de communes de l’ouest de la wilaya, en plus de 58 zones d’ombre qui seront raccordées au réseau d’alimentation en eau potable (AEP), avait fait savoir M. Benbadi.
Il est aussi prévu la réalisation, dans le cadre de ce projet, d’une station de traitement d’eau d’une capacité de 100 000 m3/j, 11 stations de pompage et 13 réservoirs.
La réalisation de ce barrage, qui est un projet structurant, a été lancée en 2006 par une entreprise italienne, dont le contrat a été résilié en 2011 pour non-respect de ses engagements. Il a été par la suite confié à l’entreprise Cosider qui avait livré le projet à l’ANTB en 2018.
Le parachèvement de ce projet de transfert d’eau permettra l’approvisionnement en eau potable de 13 communes de l’ouest de Tipasa, en plus de trois communes d’Aïn Defla et trois autres de la wilaya de Chlef, parallèlement à l’exploitation d’un volume d’eau considérable pour l’irrigation de terres agricoles, selon la fiche technique du projet.
Y. F.

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img