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mardi 28 juin 2022

Projet de loi électorale / Belhimer : des solutions pour l’éradication de la corruption

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a indiqué que la mouture de l’avant-projet de loi organique portant régime électoral prévoit des «solutions efficaces pour l’éradication de la corruption qui a entaché la réputation de l’Algérie et miné le rendement de ses institutions, y compris les institutions élues qui ont usé d’argent sale et de corruption pour acheter des voix et les consciences et écarter les compétences intègres».
S’exprimant dans un entretien au site d’information en ligne «DZ 54», Belhimer, évoquant les principales règles relatives au financement de la campagne électorale, a fait savoir qu’en vertu d’un article de l’avant-projet de loi, les ressources de financement sont limitées à la contribution des partis politiques, à l’apport personnel du candidat, aux dons en numéraire ou en nature provenant de citoyens, aux aides éventuelles que peut accorder l’Etat aux jeunes candidats et au remboursement d’une partie des dépenses de campagne que peut accorder l’Etat. Des mesures, a-t-il expliqué, qui se veulent de «puissants garde-fous» pour la moralisation de l’acte politique. Dans un autre registre, le porte-parole du gouvernement a réfuté l’existence d’un quelconque «conflit autour du pouvoir» en Algérie, en ce sens que «c’est le pouvoir qui combat les ennemis et mène une course contre la montre pour édifier une nouvelle Algérie, novembriste d’esprit et démocratique dans la démarche». Ceux qui tentent de faire croire «le mensonge d’un prétendu conflit savent très bien que le peuple algérien, qui a élu son président de manière démocratique et transparente, lui confère la légitimité qui manquait à l’ancien régime». Ammar Belhimer a affirmé que les allégations sur l’existence de tiraillements dans la sphère du pouvoir ne sont que de «pures rumeurs visant à attenter à la stabilité du pays, semer la zizanie et le doute au sein du peuple pour justifier le concept ‘’de la transition institutionnelle’’ imposée à la Libye et à d’autres pays, à travers ce qui a été appelé ‘’révolutions colorées’’ qui ne sont en réalité que chaos et destruction massive», a-t-il souligné. Au plan international, le porte- parole du gouvernement considère que la campagne «féroce» menée de l’extérieur contre l’Algérie fait suite à son rejet «de chevaucher la vague de la normalisation avec l’entité sioniste». «Les positions de l’Algérie reposent sur les considérations du droit, de la justice et de l’honneur, et l’Algérie ne s’écartera pas de sa position et ne compromettra pas ses principes», a-t-il soutenu. Concernant l’accord de normalisation Maroc-Israël, M. Belhimer considère que «ses risques ciblent en premier et dernier lieux le Maroc», saluant la position des «Marocains libres qui sont contre la normalisation».
Aomar Fekrache

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