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samedi 4 décembre 2021

Prix du manuscrit francophone: «Lettre d’un inconnu» de Youssef Bendekhis primé

Les auteurs algériens continuent de s’imposer lors des manifestations internationales, avec des œuvres traitant divers thèmes. Pour ce mois d’octobre, c’est l’auteur Youssef Bendekhis qui a honoré le pays lors de la Journée du manuscrit francophone. C’est pour son œuvre «Lettre d’un inconnu» que l’auteur s’est vu décerner le «Grand prix du manuscrit francophone» et le «Prix du roman».

Par Abla selles

En l’absence du lauréat, le prix lui a été décerné lors d’une cérémonie de remise des prix de la 9e édition de la Journée du manuscrit francophone, organisée à Paris, sous la présidence de l’écrivain algérien Yasmina Khadra. «Les Algériens ont été les grands absents de la 9e cérémonie des Prix du manuscrit francophone auxquels ils étaient nominés. Pourtant, d’autres lauréats potentiels étaient présents, venus de plusieurs pays africains. Mais pas les Algériens, même pas autorisés à être célébrés comme ils le méritent. Ils n’ont pas eu de visas, pour causes (absurdes) d’impératifs sanitaires. Cependant, bien qu’absents, ils ont eu gain de cause. Je leur ai rendu hommage à cet événement que j’ai présidé, mais le plus bel hommage est venu de Youssef Bendekhis, qui n’était pas là, mais qui a été le grand gagnant de la soirée. J’en étais doublement fier et heureux. Mille bravos à vous, cher Youssef Bendekhis. A d’autres succès», avait commenté Yasmina Khadra sur les réseaux sociaux après la déclaration du lauréat de cet évènement.
«Lettre d’un inconnu» relate l’histoire de Radia, la quarantaine, qui depuis le décès de sa mère, s’était résignée à vivre dans la monotonie.
N’ayant plus aucune attache sentimentale hormis celle qui la lie à sa famille proche ou quelques amies intimes, elle refuse de laisser son imagination proliférer et la dévier de la réalité qui, parfois, s’avère trop rude, selon le résumé du roman, mis en ligne.
Plusieurs autres manuscrits d’auteurs algériens dont «L’effondrement des Mondes» de Nazim Anis Bouzidi, «Une épine au pied» de Abdelkrim Tazarourte, «Le fantôme du 18 avril» de Mehdi Boukhalfa, ou encore «Ce que mon soi doit à mon choix» de Saber Ouazine, ont participé à la compétition.
Organisée depuis 2013 par les Editions du Net (France), la Journée du manuscrit francophone distingue chaque année des manuscrits (roman, poème, nouvelle, essai, témoignage) et prend en charge les frais liés à la publication.
Depuis sa création, l’évènement a permis à plus de 3 000 auteurs de publier leurs livres, selon les organisateurs.
A. S.

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