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samedi 25 mars 2023

Prix des légumineuses, pâtes, fruits et légumes… : Le consommateur subit une nouvelle hausse depuis le début de l’année

Rien n’échappe à la tendance de l’augmentation puisque les prix des pâtes alimentaires, fruits et légumes, féculents et légumes secs ont tous connu une hausse depuis le début de l’année 2021. Une cherté qui vient porter le coup de grâce au pouvoir d’achat du citoyen déjà affecté par une année de crise sanitaire.

Par Thinhinene Khouchi
La majorité des prix des produits agricoles, les prix des légumes secs, des pâtes et autres ont enregistré une augmentation depuis le début de l’année en cours. En effet, depuis le début de la crise sanitaire à ce jour, les prix des différents produits alimentaires de large consommation n’ont pas cessé d’augmenter au niveau national. Ceux des produits alimentaires ont, en moyenne, augmenté de 5 %. Afin de constater cette hausse, un tour dans les différentes surfaces de denrées alimentaires de la capitale ainsi que les marchés s’est imposée. Au niveau du rayon pâtes, on remarque rapidement une augmentation. Le kilo de couscous, à titre d’exemple, est à 150 DA contre 110 DA il y a quelques semaines seulement. Le paquet de pâtes de 500g est affiché à 65 DA. Le prix d’un kilo de riz dépasse les 120 DA. Du côté des légumes secs, les lentilles sont à 180 DA, les haricots secs à 290 DA. Concernant les légumes au niveau des marchés, la pomme de terre est proposée à plus de 55 DA, les tomates à 80 DA, les oignons à 60 DA. Pour ce qui est des fruits, les oranges sont proposées à 160 DA, mandarines et bananes sont affichées entre 200 et 250 DA. À propos de la flambée des prix, le président de l’association «El Aman» pour la protection les consommateurs, Hacène Menouar, a estimé que «le déséquilibre entre l’offre et la demande, le manque de marchés de proximité et l’absence de contrôle sont les raisons de cette augmentation». «On demande à ce qu’il y ait un contrôle, à commencer par l’industriel avec un sous-détail des prix, afin de comprendre si c’est une entente entre les opérateurs pour faire augmenter les prix ou si la hausse est justifiée», a ajouté le même responsable, estimant que c’est la seule solution en vue de garantir le respect des prix. En revanche, un autre responsable de la même organisation considère que le facteur responsable de cette hausse des prix «serait la dévaluation du dinar», ce qui implique que tous les produits importés, notamment ceux de la matière première, ont subi une augmentation.

Augmentation prochaine de tous les produits contenant du sucre…
Les jus, gâteaux, yaourts, boissons gazeuses et tous les produits qui nécessitent du sucre dans leur fabrication vont connaître une hausse engendrée par l’augmentation de 10 % du prix du sucre chez les fabricants depuis dimanche dernier. Cette déclaration a été faite par le président de l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce), Mustapha Zebdi, qui a dénoncé ces augmentations anarchiques et injustifiées. De son côté, lors de son passage sur une chaîne privée, Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans, a assuré que le sucre destiné à la consommation ne connaîtra pas d’augmentation car son prix est officiellement fixé à 90 DA depuis 2011. Mais concernant les fabricants des produits qui contiennent du sucre qui ont dû acheter cette matière première au prix nouveau, effectivement, «ils vont augmenter le prix de leurs produits», dira Boulenouar, précisant que «si le prix de la matière première a augmenté, il est normal que le prix de la matière produite augmente systématiquement». Il citera les produits qui vont donc connaître des augmentations, notamment les jus, gâteaux secs, boissons gazeuses, miel, confiture, bonbons, chocolat, les pâtes qui contiennent du sucre aussi et autres produits contenant cette matière première. En outre, Boulenouar a tenu à souligner que les fabricants doivent informer les citoyens quant à l’augmentation de leurs produits et en cas de baisse du prix du sucre ils doivent aussi baisser le prix de leurs produits. A cette occasion, critiquant l’absence totale de communication des producteurs algériens, Boulenouar a appelé ces derniers à informer les consommateurs en cas de hausse et de fixer la date et la marge d’augmentation de leurs produits dont la matière première est le sucre.
T. K.

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