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dimanche 2 octobre 2022

Prix Abdelkrim-Dali: Des voix fortes lancent la compétition

Une forte concurrence marque la 3e édition du Prix Abdelkrim-Dali qui s’est ouverte mardi avec des prestations très applaudies des jeunes chanteurs Lamine Saadi, Tarek-Amir Mecheri et Ghofrane Bouache.

Par Abla Selles

Cette soirée, organisée au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, est une belle occasion pour revisiter des répertoires différents du riche patrimoine de la chanson et de la musique andalouses. Une quinzaine de musiciens de l’ensemble pilote de la Fondation Abdelkrim-Dali a brillamment ouvert cette soirée en interprétant l’inqileb Zidane «Ya racha el fettane». Le gaucher de la mandole, Lamine Saadi, a enchaîné avec Noubet Zidane, déclinée en quatre pièces, «Maâchouq min gheid el hassan» (b’taïhi), «El hawa dhel el oussoud» (derdj), «Touiyari mesrar» (n’çraf) et «Ittaqi Allah ya moâdeb qalbi» (kh’lass). Encadré par El Hadi El Anka au Conservatoire de Bologhine en classe chaâbi, le premier prix de cette institution qu’a reçu Lamine Saadia en 2021 l’a encouragé à intégrer l’association de musique andalouse, «Mezghenna», pour étudier
davantage la musique andalouse.
La deuxième voix qui a enchanté le public avec des textes connus de musique andalouse, est celle du jeune Tarek El Amir Mecheri. Avec sa voix présente et étoffée et le violon alto à la main, ce jeune artiste a interprété Noubet «Rasd Edil», contenant notamment les pièces «Ya aâcheq kharajtou natamacha» (m’çaddar), «El Fadjr ziq» (derdj), «Ghozeyali ouheyef» (n’çraf) et «Nirane qalbi» (kh’lass). Tarek El Amir Mecheri a a fait ses premières classes au Conservatoire d’El Biar, sous l’encadrement de Chikhi Anis M’Hamsadji, Hassen Ould Ali et Seddik Mekhiouba.
En 2006, il intègre «El Djazairia El Mousiliya» et recevra les enseignements de Mohamed Bendiba et le regretté Nasreddine Benmerabet.
Ce jeune chanteur est aussi fondateur et leader de l’Orchestre de musique traditionnelle et de variétés algériennes, «Les merles d’Alger».
Dans la belle tenue composée de la tradition tlemcenienne, «Cheddat El Djess», la violoniste et chanteuse Ghofrane Bouache (15 ans) est apparue toute souriante devant une assistance déjà conquise qui l’a accueillie avec des applaudissements et des youyous nourris.
Sûre d’elle, la jeune cantatrice a donné vie avec sa voix suave à la tessiture large, à Noubet Lemdjenba et ses quatre pièces choisies, «Moudh badet chems el mohaya» (b’taïhi), «Sel tek ya badiê ech’Chabab» (derdj), «Ya badiê el djamel wel maâna» (N’çaf) et «Ya tara in kane taâoud ayyamana», très appréciées par le public.
En 2012, alors qu’elle n’avait que 7 ans, Ghofrane Bouache a adhéré à l’association Nassim Essabah qu’elle ne quittera jamais.
Plusieurs tournées dans différentes villes d’Algérie et en Tunisie sont à l’actif de la jeune chanteuse, élue en 2021 Meilleure voix féminine, lors de la 6e édition du Prix El Hachemi-Guerouabi.
D’une durée de près de 40mn chacune, les prestations des trois candidats se sont déroulées sous le regard académique et l’oreille attentive du jury, présidé par le chercheur, musicologue et interprète de musique andalouse, Noureddine Saoudi.
A. S.

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