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mercredi 28 septembre 2022

Prévention: Alerte sur le relâchement contre les maladies infectieuses

Prévenant contre le relâchement sur les maladies infectieuses, Dr Lyès Akhamoukh, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de Tamanrasset et membre du Comité scientifique de suivi de la pandémie Covid-19, a indiqué, hier, que «même si l’Algérie a éradiqué plusieurs maladies, la vigilance doit être de mise».

Par Thinhinane Khouchi

S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, le chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de Tamanrasset a indiqué qu’ «aujourd’hui, on voit la fin du Covid-19, de nombreux indices montrent qu’on s’achemine vers la fin de cette pandémie. Bien qu’elle soit, aujourd’hui, derrière nous, d’autres encore plus virulentes menacent l’humanité, notamment avec les bouleversements climatiques et naturels qui se produisent dans le monde». Interrogé au sujet de l’évolution du coronavirus qui a ébranlé tous les pays du monde, Dr Akhamoukh a précisé qu’«en finir avec la pandémie ne signifie pas la disparition du virus. Ce dernier pourrait nous surprendre les prochaines années et il faut s’attendre à l’apparition d’autres variants et sous-variants dans les prochains mois». Par ailleurs, afin de renforcer la prévention et lutter efficacement contre les maladies infectieuses, l’invité de la Chaîne 3. «Pour les maladies infectieuses, plus il y a un relâchement, plus on risque de le payer cher», a indiqué Akhamoukh, ajoutant qu’«il ne faut jamais baisser la garde contre ces maladies émergentes ou réémergentes, parce que même les maladies qualifiées de moyenâgeuses peuvent revenir à n’importe quel moment». Il a également mis en garde contre la propagation de certaines maladies en Algérie, à l’instar du paludisme, particulièrement avec l’installation du moustique tigre. Le chef de service des maladies infectieuses a ajouté qu’ «afin d’éviter la réémergence de certaines maladies infectieuses, il y a le volet prévention, en respectant le programme national de vaccination, par les institutions et les citoyens également». Il a plaidé en faveur de l’installation de «centres de référence régionaux» pour s’adapter aux spécificités régionales et se préparer à d’éventuelles pandémies. «L’Algérie est un pays continent. Il existe des maladies qu’on ne voit qu’au nord du pays, comme la fièvre boutonneuse méditerranéenne, alors que d’autres infections apparaissent plutôt au sud», a-t-il développe-t-ilé. En outre, à quelques jours de la rentrée scolaire, l’intervenant de la radio a indiqué que beaucoup de maladies se déclarent au niveau des écoles et dans les crèches. Il a également insisté sur le respect de la vaccination contre certaines maladies, indiquant qu’«il y a beaucoup de maladies qu’on dit bénignes comme la rougeole qui est responsable de milliers de décès chez les enfants dans le monde. Beaucoup de maladies se déclarent dans les collectivités, notamment dans les écoles, dans les crèches et garderies. Il y a même des maladies qui reviennent comme les puces et la gale». «Il faut toujours rester vigilant, rester réactif et respecter les vaccins contre ces maladies», a-t-il ajouté.

T. K.

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Le 28 Septembre 2022

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