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vendredi 14 mai 2021

Présentée en avant-première à Alger : «Rejoins-moi au mont Waq Waq» séduit le public

La salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth a accueilli, vendredi soir, la présentation en avant-première de la pièce de théâtre «Rejoins-moi au mont Waq Waq», mise en scène par Adila Bendimered sur un texte qu’elle a coécrit avec Tarik Bouarrara, tous deux incarnant les rôles principaux de la pièce.

Par Adéla S.

Présentant une épopée sur le parcours atypique d’une femme éprise de liberté, contrainte d’affronter l’adversité d’une vie dominée par les hommes, «Rejoins-moi au mont Waq Waq» est inspirée du conte fantastique «Les aventures de Sindbad» de Hassen El Basri. Le public présent a chaleureusement applaudi la prestation des acteurs et des musiciens.
En effet, dans un spectacle-aventure, initialement destiné aux prestations de rue, ouvert sur le théâtre, la chorégraphie ainsi que la musique et le chant, l’histoire met en scène une femme en perpétuelle quête de liberté, de droit à s’émanciper, de justice, d’amour et d’humanisme, découvrant alors que le mont Waq Waq est l’endroit idéal où commence la vie. D’une durée de 65 mn, le spectacle déroule dans une forme fantastique, l’histoire d’une femme emprisonnée par ses oncles après avoir été dépossédée de l’héritage que lui a laissé son père qui, de son vivant, lui a prodigué tous les enseignements nécessaires pour affronter la vie.
Déjouant les desseins de ses oncles qui comptaient la marier de force à l’un de ses cousins, elle réussit à s’enfuir et à embarquer dans le bateau d’un capitaine qui l’adoptera, lui apprendra le métier de matelot et comment affronter les dangers des hautes mers.
Dans un spectacle vivant et plein de rebondissements, l’héroïne réussira, par son intelligence et son savoir-être acquis à vaincre l’adversité et survivre à une succession de calamités, naufrage, proie à une communauté d’anthropophages, abandon en pleine mer après avoir commis une série d’actes de piraterie, dangers encourus face au monstre des ténèbres, entre autres.
Se retrouvant après avoir été séparés par les évènements, les deux personnages principaux (sans nom), brillamment incarnés par Adila Bendimered et Tarik Bouarrara, se retrouvent enfin à djbel Waq Waq lors de la fête de la sagesse.
Dans un rythme ascendant et soutenu, les deux comédiens, incarnant plusieurs rôles, en plus de la narration, ont bien porté la densité du texte à travers des échanges intenses, occupant tous les espaces de la scène dans des situations où le maniement d’accessoires a souvent été suggéré avec une gestuelle précise et juste qui s’est étalée par moments sur de belles chorégraphies, œuvre de Samir Haddad.
La scénographie, signée Feriel Gasmi Issiakhem, faite de pantalons blancs et fins sur lesquels l’éclairage judicieux de Mokhtar Mouffok a eu de l’effet, et d’un décor fonctionnel qui a consisté en une proue de bateau et une embarcation amovibles, a réussi la mise en scène d’un environnement adéquat à l’évolution des personnages aux caractères accomplis par des accoutrements savamment conçus, renvoyant à l’aventure et au genre fantastique.
A. S.

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