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samedi 10 décembre 2022

Présentant la Déclaration de politique générale du gouvernement à l’APN: Benabderrahmane insiste sur le caractère social de l’Etat

Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a présenté, hier, devant les députés, la Déclaration de politique générale du gouvernement. Tous les volets liés au travail de l’exécutif ont été évoqués.

Par Massi Salami

Dans son allocution, Benabderrahmane a indiqué que «les exportations hors hydrocarbures ont enregistré une hausse sensible de 42 %, passant de 2,61 Mds USD fin août 2021, à près de 4 Mds USD fin août 2022». A fin août 2022, «la balance commerciale a enregistré un excédent de près de 14 Mds USD, contre un déficit de 862 millions Usd durant la même période de 2021», a-t-il ajouté, rappelant que ce déficit avait atteint 10,6 Mds Usd en 2020. La balance des paiements a enregistré, elle aussi, un excédent de l’ordre de 9,1 Mds Usd, contre un déficit de 4,4 Mds Usd durant la même période en 2021. Le Premier ministre a tenu à préciser que «l’Algérie a œuvré, en 2021, à la reprise de l’activité économique après une baisse significative enregistrée en 2020 du fait de la pandémie de Covid-19», relevant que «l’économie algérienne a ainsi connu, en 2021, un effet de rattrapage caractérisé par une croissance économique de +4,7 %». Comme il a fait observer que l’indice des prix à la consommation (IPC) «a enregistre une hausse de +7,2 % à fin 2021, contre +2,4 % à fin 2020», expliquant que «cette inflation est principalement tirée par les produits alimentaires (+10,1 %) et les produits manufacturés (+6,3 %)». Ces niveaux élevés d’inflation «sont le résultat de la flambée des prix des matières premières et des produits alimentaires, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et l’augmentation des coût du fret, des facteurs ayant accru la concurrence féroce sur ces produits, d’autant que cette situation a eu un impact sur la sécurité alimentaire et sanitaire des pays», a expliqué le Premier ministre. Concernant la situation financière, Benabderrahmane a affirmé que le gouvernement «a axé ses efforts en 2021 sur le maintien de la stabilité des principaux indicateurs macroéconomiques, et la réduction des déséquilibres internes et externes». Les recettes budgétaires au titre de l’exercice 2021 ont enregistré une hausse de +15,5 %, et les dépenses budgétaires de
+ 7,6 %, a-t-il fait savoir. Aussi, il a précisé que le nombre de comptes ouverts dans le cadre de la finance islamique était passé de 26 209 fin août 2021 à 66 217 à la fin d’août 2022. Ces chiffres interviennent dans le sillage du «saut qualitatif notable» enregistré en matière de promotion de la finance islamique et du renforcement de l’inclusion financière. La valeur des dépôts bancaires, a-t-il ajouté, a enregistré une hausse de 122 % en huit mois, passant de 22 mds DA fin décembre 2021 à 49 mds DA à fin d’août 2022. Poursuivant les grands chantiers de réforme, le gouvernement a parachevé la révision d’importantes lois encadrant l’activité économique, a souligné le Premier ministre, relevant que ces textes de loi entraient dans le cadre de la modernisation du système financier et bancaire, à l’instar de la loi relative à la monnaie et au crédit, et le code des assurances. Le gouvernement, a-t-il ajouté, a œuvré également au transfert des actifs et des biens de 14 entreprises confisquées par la justice vers le portefeuille du secteur public marchand, ce qui a permis, entre autres, la préservation de près de 9 000 emplois. L’opération se poursuivra par la création d’une société publique de production, de montage et de commercialisation de véhicules qui intégrera dans son portefeuille plus de 40 entreprises confisquées, a révélé le Premier ministre. Il a également indiqué que le budget annuel affecté aux transferts sociaux a dépassé les 5 000 milliards DA, un montant qui englobait les transferts sociaux directs et indirects. La dépense fiscale a atteint ces deux dernières années une moyenne annuelle de 440 milliards de dinars, ce qui dénote «la détermination de l’Etat à préserver son caractère social», a affirmé le Premier ministre. Il a rappelé, à ce titre, que le caractère social de l’Etat avait été qualifié par le président de la République de doctrine ancrée, citant «les mesures visant la relance de l’activité économique, l’allègement des charges sur les entreprises impactées et le soutien du pouvoir d’achat du citoyen». Il a ainsi rappelé que «la conjoncture difficile qu’a connue notre pays n’a pas eu raison de la détermination de l’Etat à préserver son caractère social», relevant que les efforts de l’Etat en matière de renforcement des acquis sociaux «ont été traduits par l’amélioration de la place de l’Algérie dans les classements internationaux».
M. S.

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