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jeudi 25 avril 2024

Préparation

Il n’est pas surprenant que lors de la nomination d’un nouveau Premier ministre en France, la personnalité choisie soit inconnue du grand public. Ce fut le cas de Premier ministre qui ont fini par marquer les esprits et s’imposer comme des figures incontournables de la classe politique. Jean-Pierre Raffarin étant l’exemple le plus frappant. Le plus récent toutefois est celui d’Édouard Philippe, transfuge de la droite passé à la macronie qui quatre ans après avoir quitté Matignon est aujourd’hui au plus haut de sa popularité et est souvent cité parmi ceux ayant les chances les plus probantes au sein de la coalition présidentielle de percer lors des prochaines élections présidentielles. Interrogé sur ses ambitions pour 2027 Édouard Philippe a confirmé il y a quelques jours qu’il se « prépare » bel et bien, en vue d’une éventuelle candidature. L’ancien Premier ministre et dirigeant d’Horizons, auxquels les sondages sont favorables depuis des mois, ne cache plus sa volonté de franchir le pas. « Je n’ai aucun problème à dire qu’en effet je me prépare », a-t-il déclaré. Pressenti par une part de la macronie pour être le successeur d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le maire du Havre de 53 ans avait déjà distillé quelques indices sur son choix, répétant dans la presse qu’il étudiait le terrain. Il semble aujourd’hui admettre qu’il compte se lancer : « Pourquoi est-ce que je devrais être le seul à ne pas me préparer ? Mme Le Pen, elle, elle se prépare », a-t-il pointé devant des journalistes. Et de trancher toutefois : « Non, je ne suis pas candidat, je me prépare. » À trois ans de l’élection, les ambitions se précisent Marine Le Pen ayant déjà pris les devants en se présentant comme la candidate naturelle du Rassemblement National. La finaliste des élections de 2017 et de 2022 a déjà placé son « ticket », en prévoyant de nommer l’actuel chef du parti, Jordan Bardella, à Matignon. Côté Républicains, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et de son propre mouvement, Nous France, a confirmé son intention de se présenter, dans les colonnes de Ouest-France le 4 février. Un duel a déjà débuté avec son principal adversaire, Laurent Wauquiez, qui multiplie les piques à son égard. Après son opposition marquée pour la ligne défendue par Emmanuel Macron avec la nomination de Gabriel Attal à Matignon, François Bayrou pourrait saisir l’occasion d’être à nouveau candidat. Le président du MoDem s’est montré évasif en évoquant 2027 le 11 février. Il a tenté à trois reprises de franchir le perron de l’Élysée, sans succès. Ainsi avec Darmanin, qui a confirmé sa très probable candidature pour dans trois ans et la popularité grandissante de Gabriel Attal que certains verraient bien à l’Élysée, le centre fais le plein de candidats et pourrait finir par échouer si trop de prétendants devaient se partager cet élctorat, certes important, mais vraisemblablement pas assez pour propulser de nombreux candidats au second tour. Une opportunité que pourrait saisir Marine Le Pen qui vise sa troisième participation au second tour mais qui surtout forte de sondages favorables espère qu’elle pourra cette fois-ci belle et bien rempotrer la présidentielle.

Fouzia Mahmoudi

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