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jeudi 25 avril 2024

Préoccupations

Si le candidat Républicain à la présidentielle de novembre prochain aux États-Unis a axé une large partie de son discours sur la thématique de l’immigration illégale, qui continue à être l’une des plus grosses épines dans le pied de la Maison-Blanche, le sujet du financement de la guerre en Ukraine revient régulièrement dans ses discours. Donald Trump promet ainsi à ses partisans que lui à Washington, plus un dollar ne sera alloué à la guerre mené par Kiev. Une vision partagée par de nombreux américains qui doivent faire face à l’inflation et ses conséquences sur leur quotidien. Le président Démocrate se veut néanmoins de son côté rassurant vis-à-vis de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à qui il a réitéré sa  » confiance  » dans la poursuite de l’aide militaire américaine à Kiev, actuellement bloquée au Congrès.  » J’ai parlé à Zelensky cet après-midi pour qu’il sache que j’étais confiant dans le fait que nous allons avoir cet argent « , a déclaré le chef d’État américain à des journalistes, alors que le président ukrainien a lancé à Munich un appel pressant aux Occidentaux pour qu’ils lui livrent plus d’armes après que la Russie a revendiqué le  » contrôle total  » de la ville d’Avdiïvka, dans l’est de son pays. Le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche avait estimé plus tôt samedi que le retrait ukrainien et la chute de la ville d’Avdiïvka étaient la preuve du  » coût de l’inaction  » du Congrès américain.  » Je vais me battre pour qu’ils aient les munitions dont ils ont besoin « , a assuré le président de 81 ans. Il a par ailleurs a qualifié la poursuite du blocage de l’aide militaire par le Congrès, dont la Chambre des représentants a une courte majorité pour les républicains, d' » absurde  » et de  » non éthique « . Sans reprise de l’assistance militaire américaine, le dirigeant a évoqué aussi ses craintes qu’une autre ville ukrainienne tombe entre les mains des forces armées russes. La porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Adrienne Watson, avait sommé les parlementaires américains d’approuver  » sans délai  » cette assistance de 60 milliards de dollars, après la grande victoire militaire symbolique de Moscou depuis l’échec de la contre-offensive de Kiev lancée l’été dernier. L’Ukraine espère depuis des mois le vote de cette aide cruciale décidée par l’administration de Joe Biden, en campagne pour un deuxième mandat, mais entravée par l’opposition Républicaine au Congrès, sous l’influence de Donald Trump. En cas d’échec, cela reviendrait à  » faire un cadeau à Poutine « , avait déjà averti vendredi à Munich la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, lors de la conférence annuelle internationale sur la sécurité. La décision de se retirer d’Avdiïvka a été prise par Kiev après des mois d’intenses combats et d’intensification des attaques des forces russes pour conquérir cette ville depuis octobre, causant de nombreuses pertes et destructions. Face à une pénurie de munitions et en infériorité numérique sur le champ de bataille, les forces ukrainiennes avaient annoncé leur retrait dans la nuit de vendredi à samedi. C’était une  » décision juste  » pour  » sauver le plus de vies possible « , a justifié à Munich le président Volodymyr Zelensky. Toutefois le soutien inconditionel des Démocrates à l’executif ukrianien est un cadeau fait à Donald Trump qui peux, lui, soutenir l’arret des aides, un position partagée par une majorité d’américains, qui sont encore plus nombreux à estimer que les États-Unis doivent négocier directement avec le Kremlin, une idée inconcevable pour les Démocrates au pouvoir, pour trouver une solution de paix. Ainsi, en s’entetant à soutenir Kiev coute que coute, les Démocrates se sont éloigné des préoccupations de la population qui voit en Trump, selon les nombreux sondages le donnant vainqueur à la fin de cette année, un candidat plus à même de les comprendre et de faire de leur soucis du quotiien une priorité.

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