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vendredi 1 juillet 2022

Premier round incertain des pourparlers entre la Russie et l’Ukraine Poutine pose ses conditions pour cesser l’invasion en Ukraine

Les délégations russe et ukrainienne ont quitté la table des négociations au Bélarus et rentrent pour «consultations dans leurs capitales» respectives, après s’être mises d’accord pour tenir un «deuxième round» de pourparlers, ont annoncé les deux parties.
«Les parties ont établi une série de priorités et thèmes qui demandent certaines décisions avant un deuxième tour de pourparlers», a déclaré Mikhaïlo Podoliak, l’un des négociateurs ukrainiens. Selon son homologue russe, Vladimir Medinski, cette nouvelle rencontre aurait lieu «bientôt» à la frontière polono-bélarusse. Les négociations qui ont commencé lundi portent sur l’opération militaire russe en Ukraine menée depuis jeudi. Lundi, alors que les délégations des deux pays étaient réunies, de violents affrontements se sont déroulés dans la deuxième ville d’Ukraine, Kharkiv (est). Dans un entretien avec son homologue français Emmanuel Macron, le président russe Vladimir Poutine a conditionné tout règlement de cette guerre à une liste d’exigences. Vladimir Poutine a demandé «la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, l’aboutissement de la démilitarisation et de la dénazification de l’État ukrainien et la garantie de son statut neutre» en préalable à tout règlement. Un règlement «n’est possible que si les intérêts sécuritaires légitimes de la Russie sont pris en compte sans conditions», a répété le Kremlin après leur conversation, ajoutant espérer que les négociations «mèneraient aux résultats espérés».

Zelensky demande aux Européens de «prouver qu’ils sont avec l’Ukraine»
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui réclame une intégration «sans délai» de son pays à l’UE à la suite de l’invasion russe, a demandé, hier, aux Européens de «prouver qu’ils sont avec l’Ukraine». «L’Europe sera beaucoup plus forte avec l’Ukraine en son sein (…) Sans vous, l’Ukraine sera seule», a-t-il déclaré dans un discours en visioconférence aux eurodéputés, réunis à Bruxelles en séance extraordinaire, suscitant une ovation et des applaudissements nourris dans l’hémicycle. «Nous nous battons pour notre survie (…) mais nous nous battons aussi pour être des membres égaux en droits de l’Europe (…) Donc, prouvez que vous êtes avec nous, prouvez-vous que vous ne nous abandonnez pas, et que vous êtes vraiment des Européens», a-t-il insisté.

«Nous prendrons nos responsabilités»
«Nous prendrons nos responsabilités», a répondu le président du Conseil européen, Charles Michel, au président ukrainien. «Nous allons vaincre, je suis sûr (…) le choix européen de l’Ukraine, c’est le chemin sur lequel nous nous engageons aujourd’hui. Et j’aimerai entendre de vous aujourd’hui que l’Europe choisit l’Ukraine», a lancé aux députés européens Volodymyr Zelensky. «Nous nous battons pour nos droits, pour nos libertés, pour nos vies, pour notre survie (…) Personne ne va nous briser. Nous sommes forts, nous sommes des Ukraniens», a-t-il ajouté

Le monde «n’a rien à gagner» d’une nouvelle Guerre froide, assure la Chine
L’ambassadeur de Chine à l’ONU a soutenu que le monde n’avait «rien à gagner» d’une nouvelle Guerre froide, lors d’une session extraordinaire d’urgence de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée à la crise ukrainienne. «La Guerre froide est terminée depuis longtemps. La mentalité de Guerre froide fondée sur la confrontation de blocs doit être abandonnée», a affirmé Zhang Jun à la tribune de l’Assemblée générale, assurant que «tout le monde aurait à perdre d’un tel retour». La Russie est au centre des discussions depuis lundi à l’Assemblée générale de l’ONU lors d’une «session extraordinaire d’urgence» de ses 193 membres, appelés à se positionner à propos de
l’opération militaire russe en Ukraine. La Chine a appelé à la désescalade dans le conflit par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin, qui a appelé les belligérants à «rester calmes et à faire preuve de retenue afin d’éviter une nouvelle escalade». Jeudi 24 février à l’aube, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a éclaté dans un contexte de tensions croissantes avec les Occidentaux. La Russie, qui estime faire face à une menace «sérieuse» et «très grande» en Ukraine, réclame la fin de la politique d’expansion de l’Otan et le retrait des forces américaines stationnées en Europe de l’Est, des demandes rejetées par les Occidentaux.
Meriem Benchaouia

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