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mercredi 7 décembre 2022

Premier jour du ramadhan à Béjaïa: Grève des postiers et flambée des prix des fruits et légumes

Le premier jour du mois de ramadhan a été marqué, hier à Béjaïa, par la grève des postiers, celle de l’Education et surtout la flambée des prix des produits agricoles frais et une frénésie acheteuse chez le consommateur, en dépit de la cherté des fruits, légumes et viandes. C’est ainsi que la majorité des bureaux de poste ont été paralysés suite à un mouvement de grève des postiers. Les usagers ont été surpris par ce mouvement de grève inopiné qui intervient au premier jour du mois de jeûne et contraints de prendre leur mal patience. Les postiers réclament «l’amélioration des conditions de travail, le renforcement des bureaux de poste en moyens humains et matériels, le versement des primes PRI et PRC, la hausse des salaires», entre autres. «Des revendications soulevées en 2013 et restées en suspens», selon les grévistes qui parlent de «pression au niveau des guichets et un volume horaire insupportable subi par les travailleurs». Les protestataires réclament également «des promotions horizontales automatiques et des promotions verticales». Aussi, de nombreux établissements scolaires de la wilaya de Béjaïa ont été paralysés pour la deuxième journée consécutive, suite au débrayage national de deux jours initié par le Conseil national autonome des professeurs et enseignants du secondaire et ternaire de l’éducation (Cnapeste). La grève a largement été suivie hier. Le Cnapeste réclame «l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs du secteur, des postes de promotion, l’octroi de crédits pour la régularisation des situations financières des travailleurs, la régularisation des situations administratives, une retraite sans condition d’âge, le renforcement en moyens pédagogiques et moyens matériels, le règlement des dossiers de la médecine du travail, du logement, des œuvres sociales et la protection des libertés syndicales», entre autres. Par ailleurs, les prix des fruits et légumes ont connu une hausse vertigineuse à la faveur du mois de carême. Au marché de gros de Bouyizène d’Akbou, les prix ont doublé. C’est le cas du prix de la pomme de terre (45 à 50 DA), la tomate (130 DA), les haricots, le poivron (110 DA), la courgette (70 DA), la carotte (60 DA), la laitue (80 DA), les artichauts (140 DA)… Inutile d’évoquer les prix de ces produits dans les magasins et les marchés de détail. Le tout dans une ambiance de frénésie acheteuse comme de coutume. Même chose pour les fruits : fraise (250 DA), banane (280 à 300 DA), orange (150 à 200 DA), pastèque (130 DA) et le prix de la pomme est intouchable. En somme, des prix hors de portée des petites et moyennes bourses.
Hocine Cherfa

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