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dimanche 2 octobre 2022

Poutine accuse l’Ukraine de ne pas «saisir l’opportunité» de pourparlers Les combats se poursuivent, divergences sur le lieu des négociations

L’opération militaire russe en Ukraine se poursuivait hier pour le quatrième jour consécutif, marqué par l’escalade des combats entre les parties au conflit et des divergences sur le lieu des négociations entre Moscou et Kiev.
Le Kremlin a assuré, hier, être prêt à négocier avec l’Ukraine, proposant comme lieu de rencontre Gomel, en Biélorussie, tandis que le président russe a salué «l’héroïsme» de ses forces armées. De son côté, son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accepté ces négociations mais pas en Biélorussie, provoquant la colère de Moscou qui l’accuse de «ne pas saisir l’opportunité» d’une discussion. Réitérant sa proposition de négocier avec l’Ukraine, le Kremlin a annoncé hier qu’une délégation de représentants des «ministères des Affaires étrangères, de la Défense et d’autres services, notamment de l’administration présidentielle, est arrivée au Bélarus pour des négociations avec les Ukrainiens». Une proposition à laquelle le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a répondu en se disant «prêt» à des négociations avec Moscou mais pas au Bélarus. «Varsovie, Bratislava, Budapest, Istanbul, Bakou. Nous les avons toutes proposées. Et n’importe quelle autre ville nous conviendrait du moment qu’on ne nous tire pas des roquettes dessus depuis son territoire», a affirmé Volodymyr Zelensky dans une vidéo en ligne. S’adressant aux Bélarusses dans cette allocution, il fait remarquer que «si de votre territoire il n’y avait pas d’actions offensives, on aurait pu parler à Minsk», en référence aux opérations militaires russes. La Russie avait déjà dit vendredi vouloir négocier avec les Ukrainiens mais uniquement au Bélarus. Sur le terrain, les combats s’intensifient, notamment autour de la capitale ukrainienne Kiev. Les sirènes d’alarme anti-aérienne ont de nouveau retenti à Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué le Service officiel des communications spéciales, appelant les habitants à se réfugier dans les abris de la capitale. Des tirs russes y ont aussi touché la clôture d’un centre de stockage de déchets radioactifs, ont indiqué les secours ukrainiens, cités par l’agence Interfax-Ukraine. Les forces russes «poursuivent leur offensive pour verrouiller Kiev» après avoir «terminé leur regroupement» sur le front nord, a de son côté affirmé l’armée ukrainienne samedi soir. Dans la foulée, l’armée russe avait reçu samedi après-midi l’ordre d’élargir son offensive sur l’Ukraine, affirmant que Kiev avait refusé des négociations, d’après le ministère russe de la Défense.

Nouvelles sanctions contre la Russie
Les partenaires occidentaux ont décidé de restreindre davantage l’accès de la banque centrale russe aux marchés des capitaux et de paralyser ses actifs afin d’empêcher Moscou d’y recourir pour financer le conflit. Ils ont notamment prévu d’exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale. L’Italie, l’Allemagne et la France ont annoncé également la fermeture de leur espace aérien aux avions russes dès hier.

64 civils tués depuis le début de l’opération militaire russe
Le Bureau des Nations unies pour la coordination de l’aide humanitaire a publié une déclaration sur la situation des civils en Ukraine. Le communiqué du bureau indique que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a signalé la mort de 64 civils et la blessure de 176 autres de quatre heures du matin jeudi à cinq heures du soir samedi.
Le même communiqué souligne que le nombre réel de victimes pourrait s’alourdir tout en mettant en garde contre la possibilité d’une augmentation des pertes en vies parmi les civils dans les prochains jours. Les Nations unies ont suspendu les opérations d’aide humanitaire en Ukraine en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, et qu’elles sont déterminées à poursuivre l’aide lorsque la situation sera appropriée. Jeudi 24 février à l’aube, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, qui a été suivie de réactions internationales.

Appels à la désescalade
Le conflit russo-ukrainien sera par ailleurs au centre d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour adopter une résolution réclamant «une saisine de l’Assemblée générale des Nations unies» afin qu’elle organise aujourd’hui une «session spéciale» sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
La réunion du Conseil sera la 4e du genre depuis lundi dernier sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Après l’échec d’une résolution vendredi au Conseil de sécurité visant à «condamner» l’action militaire russe en Ukraine, à laquelle la Russie, membre permanent, a opposé son droit de veto, un texte similaire devrait être soumis cette semaine à l’Assemblée générale de l’ONU, selon des diplomates.
Meriem Benchaouia

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