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lundi 26 septembre 2022

Poursuites

Donald Trump vient tout juste de refaire son grand retour en politique et déjà il se voit poursuivi par la justice américaine. Mais pour la Trump Organization, son inculpation serait «purement politique». Allen Weisselberg, le directeur financier de l’entreprise de Donald Trump, a ainsi plaidé non coupable de 15 chefs d’accusation liés à de la fraude fiscale au tribunal de Manhattan ce jeudi. Fidèle parmi les fidèles de l’ancien président Donald Trump, le financier de 73 ans est arrivé au tribunal vers 14h15 (heure locale), les mains derrière le dos, menotté. L’acte d’accusation vu par l’Agence France vise la Trump Organization et Allen Weisselberg. Ce dernier est notamment accusé, entre 2005 et 2021, d’avoir délibérément dissimulé au fisc quelque 1,7 million de dollars d’avantages en nature qu’il a reçus de la Trump Organization, ce qui lui aurait évité de payer près d’un million de dollars en impôts fédéraux et locaux. Il est aussi accusé d’avoir affirmé à tort ne pas être résident de la ville de New York, pour éviter des impôts. La Trump Organization est accusée d’avoir aidé à dissimuler ces avantages. L’avocate d’Allen Weisselberg, Mary Mulligan, avait indiqué avant l’audience qu’il allait «se battre contre ces accusations». La Trump Organization a accusé le procureur Cyrus Vance, un démocrate qui enquête depuis plus de deux ans sur de possibles malversations au sein du groupe, de poursuites politiquement motivées. «Le procureur de Manhattan lance des poursuites liées à des avantages accordés à un employé que ni le fisc ni aucun autre procureur ne songerait à lancer», a affirmé un porte-parole de l’entreprise familiale, dont le siège est établi à la tour Trump, sur la célèbre 5e avenue. Allen Weisselberg est utilisé «comme un pion» par le procureur de Manhattan pour essayer de «nuire» à l’ancien président Donald Trump. «Ce n’est pas de la justice, c’est de la politique», a-t-il ajouté. Parmi les avantages en nature que le directeur financier est accusé d’avoir dissimulés, figure son appartement dans le quartier huppé de l’Upper West Side à Manhattan. Ces inculpations sont les premiers fruits d’une enquête lancée il y a plus de deux ans par Cyrus Vance et à laquelle participe également la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, elle aussi élue démocrate. Cyrius Vance s’est notamment battu des mois durant pour obtenir les déclarations d’impôts de l’ancien magnat new-yorkais, premier président américain depuis les années 1970 à ne pas les avoir publiées. L’ancien président républicain, qui maintient l’ambiguïté sur une éventuelle nouvelle candidature à la présidentielle de 2024, n’a pas été mis en cause à ce stade, ni aucun membre de sa famille. Le harcèlement judiciaire et le battage médiatique autour de lui pourrait même renforcer auprès de ses supporters son image de martyr, victime d’un système ligué contre lui. Reste à voir, dans les semaines et mois à venir, comment se développera cette affaire et si la justice décidera effectivement de mener jusqu’au bout les procédures entreprises à l’encontre de l’ancien président républicain en prenant le risque de le remettre une fois encore au centre de l’actualité américaine.

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