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samedi 3 décembre 2022

Pour limiter sa production de pétrole : Il y a six ans, l’Opep parvenait à un accord historique à Alger

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a marqué, hier, le sixième anniversaire de l’adoption de l’Accord historique d’Alger, conclu lors de la 170e réunion de la Conférence de l’Organisation, tenue le 28 septembre 2016 à Alger.
«Il y a six ans, la Conférence de l’Opep a tenu sa 170e réunion extraordinaire dans la capitale algérienne pour discuter de l’évolution du marché pétrolier et des moyens délibérés pour remédier au grave déséquilibre du marché. Parmi les principales décisions prises figurait la création d’un comité de haut niveau chargé d’élaborer un cadre de consultations entre les pays de l’Opep et les pays producteurs de pétrole non membres de l’Opep», a indiqué, hier, l’Organisation sur son site web. Ces décisions «cruciales» ont finalement conduit à la signature de l’Accord de Vienne lors de la 171e réunion de la Conférence de l’Opep, le 30 novembre 2016 et de la Déclaration de coopération (DoC) historique, entre l’Opep et les pays non membres de l’Opep (Opep+), le 10 décembre de la même année à Vienne, en Autriche, rappelle l’Organisation. Cité dans le communiqué, le secrétaire général de l’Opep, Haitham Al Ghais, a estimé que la signature de l’Accord d’Alger marquait «un moment important dans l’histoire de l’industrie pétrolière mondiale, car elle a jeté les bases de ce qui est devenu plus tard un cadre sans précédent de coopération entre les pays membres de l’Opep et les pays producteurs de pétrole non membres de l’Opep, connu sous le nom de ‘’Déclaration de coopération’’». «Grâce à nos efforts collectifs, les 23 pays participant à la DoC ont soutenu, ensemble, la stabilité du marché pétrolier dans l’intérêt de tous les producteurs, consommateurs, investisseurs et de l’économie mondiale dans son ensemble pendant près de six ans. Il ne fait aucun doute que nous serions dans une situation différente sans les décisions décisives prises à Alger en 2016», a ajouté le secrétaire général. Plus tôt ce mois, l’Organisation a célébré le 62e anniversaire depuis sa fondation en 1960 à Baghdad (Irak), par les cinq membres fondateurs, à savoir l’Iran, l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite et le Venezuela. Actuellement, l’Organisation est composée de 13 pays membres.

Le Brent à plus de 86 dollars
Le pétrole était stable hier, au lendemain d’un rebond, les craintes de récession compensant les inquiétudes sur l’insuffisance de l’offre et autour de la sécurité énergétique après les fuites sur les gazoducs Nord Stream. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre se repliait de 0,10 %, à 86,18 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, cédait 0,25 % à 78,29 dollars. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, évoluait de son côté toujours en forte hausse hier d’environ 10 %, à 204 euros le mégawatt heure (MWh). Lundi, les deux gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2, reliant la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique, ont été touchés par trois fuites majeures, précédées d’explosions sous-marines, près d’une île danoise. «Les dommages subis par les infrastructures ont renforcé les inquiétudes concernant la sécurité énergétique», expliquent les analystes d’UBS. Les prix du brut comme du gaz naturel européen avaient alors rebondi, suite à ces incidents que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié mardi d’actes de «sabotage». L’Union européenne a promis la «réponse la plus ferme possible». Aucun des gazoducs n’était en service, l’Allemagne ayant suspendu la certification de Nord Stream 2 dans le sillage de la crise en Ukraine, et la Russie ayant cessé de fournir du gaz via Nord Stream1 depuis fin août.
Meriem Benchaouia

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