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dimanche 18 avril 2021

Pour intervenir sur des centrales électriques: Des équipes de Sonelgaz sollicitées en Libye et en Irak

Des équipes de techniciens et d’ingénieurs de la Société algérienne de production d’électricité (SPE), filiale du groupe Sonelgaz, ont été sollicitées en Libye et en Irak pour effectuer des opérations de maintenance et de diagnostic au niveau d’installations électriques, a indiqué le P-DG de la SPE, Sabri Lezhari.

Par Samia Y.

Lors d’un entretien accordé à l’agence nationale de presse, le P-DG de la SPE a fait savoir qu’une équipe de techniciens et d’ingénieurs de cette filiale de Sonelgaz se trouve depuis une semaine en Libye, sollicitée par la compagnie d’électricité libyenne afin de préparer le pic de consommation estival du pays. Une autre équipe doit se rendre en avril prochain en Irak, à la demande de l’entreprise General Electric (GE), pour réaliser des travaux d’entretien d’installations électriques.
Une première équipe d’une douzaine de techniciens et d’ingénieurs SPE s’est rendue en octobre dernier en Libye, à la demande du président de la République, pour réparer une panne au niveau de la centrale électrique de Khoms alimentant Tripoli. La centrale est d’une capacité similaire à celle du Hamma d’Alger (près de 500 MW). La première unité de la centrale libyenne avait pu être ainsi remise en service en 8 jours. «Depuis cette intervention, qui avait un caractère relationnel entre deux pays voisins, s’est développée en une relation commerciale», a souligné M. Lezhari, précisant que cette fois la société d’électricité libyenne a sollicité la SPE pour envoyer une équipe afin de réaliser des diagnostics au niveau de trois stations : Khoms, Zaouia et Tripoli, afin de préparer le pic de consommation estival. Selon lui, les collaborations internationales ont permis à SPE de générer en 2020 entre 150 000 et 200 000 dollars grâce à ses cadres nationaux. En 2021, la filiale de Sonelgaz ambitionne d’atteindre «plusieurs millions de dollars» à travers les collaborations internationales permises par les capacités de ses techniciens et ingénieurs, répondant aux normes internationales. Les compétences de la SPE ayant atteint un niveau international, la société publique envisage de développer son offre de service à l’étranger tout en évitant de perdre ses cadres au profit d’entreprises étrangères. «Ces compétences étaient auparavant sollicitées pour aller travailler à
l’étranger. Désormais, nous avons une stratégie de formation et d’ouverture de ces compétences sur le marché international pour pouvoir les retenir», a expliqué le P-DG de la SPE, ajoutant que les prestations à l’étranger permettent de rémunérer les cadres en conséquence.

Le pic de consommation devrait atteindre 16 500 MW durant l’été prochain
Le pic de consommation électrique au niveau national devrait atteindre 16 500 MW durant l’été de l’année en cours, alors que les capacités de production nationale avoisinent les 22 000 MW, a indiqué le P-DG de la Société algérienne de production d’électricité (SPE), Sabri Lezhari.
Il a fait savoir que la SPE, filiale de Sonelgaz, détient déjà 16 000 MW parmi les 22 000 MW existants sur le parc électrique algérien, soit la plus grande capacité de production au niveau national. En outre, cette société chargée de produire de l’électricité au niveau du réseau interconnecté Nord et au niveau de la boucle Adrar-Ain Salah-Timmimoun, est en phase de réalisation de 8 000 MW de capacité de production supplémentaire prévue pour être livrée totalement d’ici à 2025.
Par ailleurs, en termes d’évolution des moyens de production et de technologies utilisées, M. Lezhari a indiqué que la SPE a acquis des centrales de production électrique à cycle combiné et envisage de réceptionner prochainement de nouvelles centrales de ce type.
«Leur spécificité réside dans l’association de turbines à gaz à des turbines à vapeur permettant d’atteindre un taux de rendement élevé de près de 60 %. De plus, ces centrales permettent d’économiser 50 % de consommation de gaz», a souligné le P-DG.
Les centrales à cycle combiné en activité se trouvent au niveau de Ain Arnat (wilaya de Sétif) et de Cap Djenet (wilaya de Boumerdès). D’autres sont en cours de mise en service dans la wilaya de Naâma et à Belara (wilaya Jijel), alors que l’entrée en service des centrales d’Oumache (wilaya de Biskra) et de Kais (wilaya de Khenchela) est prévue pour l’été prochain. De plus, des centrales à cycle combiné sont en cours de réalisation dans les wilayas de Mostaganem et de Djelfa.

La croissance de la consommation divisée par deux en 2020
S’agissant de l’évolution de la consommation électrique nationale, le P-DG de la SPE a rappelé qu’une période de «boom» avait été enregistrée entre 2005 et 2014 lorsque la croissance annuelle de consommation était de 7 à 8 %. Par la suite, la période 2015-2019 a vu ce taux d’évolution fléchir à 5-6 % annuellement, «même si ce chiffre reste très important, ce qui est un signe de développement économique et social».
Cependant, durant l’année 2020 marquée par la crise sanitaire, la croissance de la consommation a atteint 3 %, soit une réduction de moitié du taux annuel habituellement enregistré, a souligné le même responsable.A propos des collaborations, notamment à l’international, M. Lezhari a indiqué que la SPE prévoit d’envoyer des équipes en Irak à partir du mois d’avril prochain à la demande de son partenaire General Electric (GE). D’autres équipes sont actuellement en Libye, sollicitées par la société d’électricité libyenne.En outre, questionné à propos du niveau d’exportation
d’électricité par le pays, M. Lezhari a indiqué que les interconnexions avec les pays voisins a permis d’exporter en 2020 entre 300 à 350 MW. Cependant, a-t-il estimé, «il est nécessaire de renforcer les interconnexions entre pays pour hisser les capacités de l’Algérie à exporter, même si ce sont des projets onéreux».
S. Y.

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