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vendredi 19 août 2022

Pour éviter une cessation d’activité à l’Eniem de Tizi Ouzou: Les travailleurs réclament un fonds d’exploitation de 3 milliards DA 

Un fonds d’exploitation d’au moins 3 milliards de dinars, à l’effet de financer son cycle opérationnel, est plus que nécessaire pour éviter une cessation d’activité, en septembre, de l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (Eniem) de Tizi-Ouzou.  L’appel aux plus hautes autorités du pays  a été lancé hier par le syndicat de l’entreprise, affilié à l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), dans une déclaration. «Notre entreprise est sinistrée. C’est le cas de le dire, en effet. Au bord de l’asphyxie financière, à tel point qu’elle est incapable d’assurer son approvisionnement en matières premières, l’Eniem risque sous peu de retomber dans une cessation d’activité», lit-on dans ce document. «Les difficultés financières que connaît l’entreprise, plutôt que de s’estomper, s’accentuent faute d’un renflouement conséquent à même d’impulser une réelle et pérenne relance d’activité. Aujourd’hui, le point zéro est atteint avec un épuisement total des stocks, à la fois de la matière première et des produits finis. Devant cet état de fait, qui n’est rien de moins qu’une impasse, l’impatience et l’agitation gagnent les travailleurs et le risque d’un conflit social est bien palpable», avertissent les rédacteurs de la déclaration. Le syndicat réclame «l’octroi d’un crédit d’investissement conséquent, à même de permettre à l’entreprise de rénover ses outils de production et, d’autre part, le gel du décret exécutif 20-313 fixant les conditions et modalités d’admission au bénéfice du régime fiscal préférentiel aux fins de donner le temps nécessaire à l’entreprise d’atteindre les taux d’intégration fixés dans le décret précité».  «L’Eniem a impérativement besoin  d’un fonds d’exploitation d’au moins 3 milliards de dinars à l’effet de financer son cycle opérationnel», poursuit-on dans le document, tout en réclamant «l’effacement des dettes que traîne l’entreprise, ou du moins un moratoire pour la libérer un tant soit peu des contraintes inhérentes au service de la dette et aider à rétablir son autonomie financière». Dans le même document, il est annoncé qu’«une conférence syndicale est convoquée en septembre, en vue de débattre de la situation et d’éventuelles actions à mener en faveur de la pérennité de notre entreprise».
Hamid M.

 

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