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dimanche 2 octobre 2022

Pour encourager la production nationale : L’Etat multiplie les mesures concrètes en faveur des agriculteurs

Le secteur agricole bénéficie, ces derniers temps, d’un intérêt particulier de la part des autorités publiques. Un ensemble de mesures ont été prises pour encourager les fellahs et leur éviter les problèmes et entraves auxquels ils étaient confrontés de par le passé. La dernière décision en date a été prise, avant-hier, par le président de la République lors d’une réunion du Conseil des ministres. Le Président Tebboune a ordonné l’augmentation des prix d’achat des légumineuses auprès des agriculteurs et de la marge bénéficiaire des producteurs et distributeurs de lait. Le chef de l’Etat, intervenant au terme d’un exposé sur la production céréalière et ses prévisions, a ordonné «l’augmentation du prix d’achat des légumineuses suivant les propositions du gouvernement, soit de 3 000 DA pour les haricots et les lentilles et de 2 000 DA pour les pois chiches, et ce, afin d’encourager les agriculteurs». Concernant la fourniture du lait subventionné, il a instruit le gouvernement de prendre en charge l’augmentation de la marge bénéficiaire d’un DA/litre de lait pour les usines et 2 DA pour les distributeurs. Faut-il rappeler qu’une des mesures similaires avait été prises lors d’un Conseil des ministres du 16 janvier dernier. Il était question d’augmenter le prix d’achat du blé tendre et dur auprès des agriculteurs afin de les encourager à doubler la production et de réaliser la sécurité alimentaire. Ainsi, il a été enjoint d’augmenter le prix d’achat du blé dur de 4 500 DA à 6 000 DA, le blé tendre de 3 500 DA à 5 000 DA, l’orge de 2 500 DA à 3 400 DA, l’avoine de 1 800 DA à 3 400 DA et d’ouvrir la voie aux investissements agricoles efficaces suivant les ressources et les capacités de notre pays. La grande importance affichée en faveur de l’encouragement de la production agricole nationale a été à maintes reprises réitérée. Outre l’ambition d’augmenter et d’améliorer la production pour atteindre l’autosuffisance, les autorités publiques prennent aussi des mesures en relation avec la conjoncture mondiale actuelle. Il y a quelques semaines, le président de la République avait ordonné d’interdire l’exportation des produits de consommation importés par l’Algérie, à l’instar du sucre, des pâtes, l’huile, la semoule et tous les dérivés du blé, chargeant le ministre de la Justice d’élaborer un projet de loi pénalisant l’exportation de produits, non produits localement, car étant un acte de sabotage de l’économie nationale. Mais il a surtout enjoint de continuer l’interdiction stricte de l’importation des viandes congelées et encourager la consommation de viandes locales. Comme il a appelé à encourager les agriculteurs qui approvisionnent le stock stratégique de l’Etat en blé dur et tendre et en légumineuses avec diverses incitations, dont le soutien sous forme de prêts, d’engrais et d’autres avantages. A travers ces différentes mesures et décisions, l’Algérie veille à assurer sa sécurité alimentaire. Selon le site «Economist Impact» qui a publié la dixième édition du classement des 113 pays de l’Indice mondial de sécurité alimentaire, l’Algérie vient en tête de classement des pays africains. Selon le même document, l’Algérie a enregistré une tendance haussière en matière de sécurité alimentaire depuis 2012, améliorant ainsi son classement de la 70e place en 2019 à la 58e en 2020, puis à la 54e en 2021.
Massi Salami

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