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mardi 9 août 2022

Poudre de lait : «Le gel de l’importation a permis d’améliorer la traçabilité dans la filière»

Apres plusieurs mois de gel des importations de la poudre de lait, le gouvernement a annoncé sa levée la semaine dernière. Selon un responsable au ministère de l’Agriculture, «cette pause a été bénéfique, car elle a permis de mettre à jour le fichier des importateurs, créer une plateforme pour recevoir leurs dossiers et établir les dérogations d’importation le jour même».

Par Thinhinane Khouchi

S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, Imad Idres, directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, est revenu sur la période où l’importation de la poudre de lait a été gelée. Il a indiqué, a ce propos, que «cet arrêt a permis d’améliorer la traçabilité dans la filière, mais également de mettre à jour le fichier des importateurs, créer une plateforme pour recevoir leurs dossiers et établir les dérogations d’importation le jour même». Idres a tenu a précisé que «le gel n’a jamais touché l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) qui n’a pas arrêté les importations, donc il n’y a pas de manque sur le marché», affirmant que durant ce gel «plusieurs quantités de poudre de lait, qui étaient en souffrance au niveau du port et qui occasionnaient des surestaries au Trésor public, ont été débloquées et mises sur le marché». «Cette mesure a permis d’établir la traçabilité de la poudre de lait importée, car actuellement il y a 3 catégories d’importateurs : d’abord l’Onil, qui approvisionne quelque 130 laiteries privées et les 15 laiteries publiques du Groupe Giplait, il y a ensuite les importateurs transformateurs, puis les importateurs revendeurs», a poursuivi Imad Idres. Il a rappelé que «l’Algérie a importé entre 400 et 500 000 tonnes de poudre de lait en 2020, pour une facture d’un milliard 200 millions de dollars. Les importations de l’Onil couvrent près de 48 % de cette quantité. Le reste est réparti entre les importateurs transformateurs et les importateurs revendeurs». En outre, il a précisé qu’«avec les mécanismes d’incitation aux producteurs de lait cru, la part de la collecte de ce produit a atteint 800 millions de litres», annonçant qu’à travers sa nouvelle politique, «le ministère de l’Agriculture compte encourager davantage la collecte de lait cru et sa transformation, car la production annuelle est estimée à 3,5 milliards de litres». «Le ministre a donné des instructions fermes pour lutter contre l’abatage des femelles», a assuré Imad Idres sur les ondes de la Radio nationale. Cette pratique sera désormais sévèrement punie : «Les contrevenants à l’interdiction d’abattre les femelles seront poursuivis au pénal», a précisé le responsable, qui a avoué qu’actuellement il faut «repeupler» les troupeaux, en recourant «à l’importation et aux pépinières de génisses locales». Le département de l’Agriculture compte également lancer un programme d’insémination qualifié d’«ambitieux» par le directeur des services vétérinaires, puisqu’il s’agit d’«introduire la vêle entre 12 et 18 mois». Autre mesure jugée importante : «Obliger les éleveurs à assurer le cheptel, notamment contre la mortalité», a indiqué le responsable. «Ceci vise à assurer une meilleure traçabilité de tous les cheptels», a précisé le directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture.

T. K.

 

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