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Alger
mardi 21 septembre 2021

Plusieurs quartiers de la capitale déjà soumis à des restrictions: Coupures d’eau fréquentes, spectre de la soif en vue

Alors que le ministre des Ressources en eau avait assuré que l’alimentation en eau potable sera régulière et pas perturbée, les coupures par surprise du précieux liquide sont devenues récurrentes et aléatoires. Plusieurs quartiers de la capitale sont déjà soumis à des restrictions draconiennes.

Par Louisa Ait Ramdane

Les habitants de la capitale, notamment à Ain Naadja (Gué de Constantine), Ain Benian, Draria, El Achour, Cheraga, Alger-Centre… souffrent, depuis quelque temps, de perturbations récurrentes en matière d’alimentation en eau potable. L’eau est rationnée
d’ores et déjà dans ces communes. Elles sont privées d’eau une partie de la journée et même durant toute la soirée.
Des habitants du Télemly relèvent que la journée la pression est insuffisante et la nuit l’eau est coupée. Idem pour les communes de Ain Naadja et Ain Benian. Les habitants assurent que l’alimentation en eau potable est perturbée depuis plusieurs mois. «À Ain Benian, les coupures d’eau se font à partir de 18h depuis plus d’un mois. On n’en connaît pas encore les causes. C’est infernal !», s’offusque une jeune femme résidant dans la même commune.
La rationalisation de la distribution de l’eau potable dans la capitale, démentie par le ministre des Ressources en eau, est consolidée et appliquée. La Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal) semble appliquer son programme de rationnement d’une manière aléatoire et anarchique.
Sur le site électronique de la Seaal, il n’y a aucune explication pour informer les citoyens sur ces coupures répétitives et inopinées. Même les agents du centre d’appel de la Seaal ne savent plus comment expliquer ces restrictions anarchiques. Les seuls arguments qu’ils avancent ont trait soit à des travaux de maintenance, soit une baisse de la pression. Le rationnement semble être une option privilégiée par les autorités pour les mois à venir. Des responsables du secteur évoquent surtout une opération de rationnement de la ressource qui touche plusieurs quartiers d’Alger et touchera d’autres communes de la capitale en raison de la pénurie de la ressource. La couleur est annoncée. L’Algérienne des eaux (ADE) a dévoilé le mois passé ses mesures d’urgence décidées pour faire face au stress hydrique, et ce, en raison du tarissement de la réserve des barrages à un taux moyen de remplissage national de 44 %, jusqu’à fin mars. Selon son directeur général, Hussein Zair, le stress hydrique impose une nouvelle politique de distribution de l’eau consistant en la réduction des plages horaires de distribution de l’eau. Malgré les usines de dessalement de l’eau de mer et l’eau souterraine, le DG de l’ADE a estimé que cela n’est toujours pas suffisant et l’on doit passer à une démarche économique de l’eau pour ne pas dire «programme de rationalisation de l’eau». Pour contrecarrer cette crise, l’ADE décide une réduction des plages horaires de distribution
Dans le détail, il a déclaré qu’actuellement cette plage horaire de distribution de l’eau, qui est de 10 à 18 heures, va être réduite et ramenée d’abord entre 6 heures à 2 heures. Toutefois, dans certains cas, précise-t-il, surtout là où l’eau manquante n’est pas compensée par ailleurs, on va passer inévitablement à un jour sur deux.
L. A. R.

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