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vendredi 7 octobre 2022

Plombé par les craintes de récession: Le pétrole termine en forte baisse

Les cours du pétrole ont conclu en forte baisse vendredi, plombés par les craintes de récession et des indicateurs décevants aux États-Unis, dans un contexte de resserrement des taux d’intérêt par les banques centrales. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a perdu 5,58 % à 113,12 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juillet est repassé sous la barre des 110 dollars pour la première fois en trois semaines. Il a perdu 6,82 % pour terminer à 109,56 dollars. «Voilà des bonnes nouvelles pour les prix de l’essence, à la veille d’un long week-end férié aux États-Unis», relevait Andy Lipow de Lipow Oil Associates. «La hausse des taux d’intérêt à travers le monde va heurter le porte-monnaie des consommateurs et je pense que cela va conduire à une destruction de la demande et à des prix plus bas», assurait l’analyste.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a augmenté mercredi ses taux de 0,75 point de pourcentage, une mesure d’ampleur inédite depuis 1994, pour lutter contre l’inflation américaine qui atteint des niveaux record. Mais elle prend aussi le risque de provoquer un ralentissement de l’économie. Les craintes d’une possible récession aux États-Unis et chez les pays gros consommateurs de brut ont donc pesé sur les cours.
Le prix du gallon d’essence à la pompe aux États-Unis a perdu presque 10 cents vendredi pour revenir à 5 dollars. «Je prévois que les prix de l’essence vont encore baisser de 5 cents par gallon au cours des sept prochains jours», a affirmé Andy Lipow. Le WTI a dévissé de plus de 7 % depuis vendredi dernier et le Brent de la mer du Nord de plus de 6 %, renouant respectivement avec leurs niveaux de prix de fin mai et début juin. Un nouvel indicateur décevant aux États-Unis a ajouté à l’humeur maussade. Le rythme de la production industrielle aux États-Unis a ralenti en mai, et ce, plus que prévu, selon les données publiées vendredi par la Banque centrale américaine (Fed), qui fait aussi apparaître une contraction de la production manufacturière. Autre facteur baissier, la production pétrolière de la Libye se maintient à environ 700 000 barils par jour selon le «Financial Times», malgré les heurts qui bousculent le pays en proie à une longue et grave crise politico-institutionnelle.
Farid L.

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