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mercredi 1 février 2023

Plateformes numériques pour le transport par taxi Yassir dénonce une «concurrence déloyale»

Les responsables de Yassir dénoncent la concurrence déloyale des plateformes numériques pour le transport par taxi qui prolifèrent en Algérie sans aucun respect de la règlementation en vigueur. Des plateformes, disent-ils, qui n’ont aucune existence en Algérie. Lancée en 2017, Yassir est rapidement devenue une application multi-services dans la région du Maghreb (Algérie, Tunisie et Maroc), mais aussi en Afrique. La société, qui opère via une application 100 % algérienne, est aujourd’hui présente dans 7 pays et 30 wilayas du pays, où elle affirme être utilisée par plus de 8 millions d’utilisateurs. La start-up a débuté en fournissant uniquement à sa clientèle des taxis sur commande avec des chauffeurs à disposition, mais très rapidement elle est devenue une marque de confiance qui a connu un grand succès en multipliant sa présence et ses services. La plateforme compte aujourd’hui 8 applications et offre de nombreux services à la demande, tels que le transport et les services de livraison, qui génèrent des revenus pour plus de 40 000 partenaires, comprenant les chauffeurs, les livreurs et les commerçants. Selon ses promoteurs, cette évolution s’est traduite par une augmentation d’emplois créés et aussi une nouvelle levée de fonds. En effet, après avoir levé le fonds de 30 millions de dollars, auprès de plusieurs investisseurs internationaux, l’entreprise a annoncé la levée de fonds de 150 millions de dollars pour financer son expansion en Afrique et dans le monde. Yassir compte également poursuivre son implantation dans d’autres pays.
«Yassir signifie facile en arabe, et notre mission en tant qu’entreprise est de faciliter la vie des gens», a déclaré le P-DG de Yassir Algérie, El Mahdi Yettou, qui a retracé l’historique de son parcours et son entreprise, lors d’une conférence de presse organisée à Alger. «Nous sommes impatients d’étendre notre présence dans d’autres zones géographiques pour devenir la première SuperApp à être adoptée en masse. Notre objectif est d’améliorer notre plateformes et d’ajouter d’autres services», a-t-il ajouté. «La levée de fonds va nous permettre de tripler la taille de notre équipe d’ingénierie pour répondre à nos ambitions, et de consolider notre croissance sur les marchés existants», a déclaré le P-DG de Yassir Algérie, soulignant que cette avancée «va nous permettre de nous développer sur de nouveaux marchés, dans les pays d’Afrique et dans d’autres zones géographiques stratégiques».
Le conférencier est revenu également sur les contraintes qui entravent la création des start-up en Algérie. Selon lui, «l’écosystème n’est pas favorable pour la création et le financement 100 % algérien, en comparaison avec d’autres pays». Yassir a pu relever le défi. «L’idée est quand même venue de l’Algérie et 80 % de nos développeurs sont des Algériens. Sur les 600 employés de l’entreprise, 400 sont des Algériens», a souligné El Mahdi Yettou. «Notre objectif est d’atteindre milles développeurs. Yassir est le modèle vivant que réaliser la sucess story en Algérie est possible, malgré toute les difficultés qui se présentent. On essaye de développer cet écosystème et d’attirer des investisseurs», a-t-il ajouté. Pour la directrice générale adjointe de Yassir, Meriem Djama, «notre force est que l’application est possible partout où on est. Notre objectif est de développer l’économie numérique en Algérie. Pour le reste, c’est l’écosystème qui fonctionne de la sorte».
Les responsables de Yassir dénoncent par la même occasion la concurrence déloyale des plateformes qui prolifèrent en Algérie sans aucun respect de la règlementation en vigueur. Samir Nedjraoui, responsable marketing de la start-up, a affirmé que «beaucoup de plateformes s’installent en Algérie. Certaines sont conformes à la réglementation, d’autres viennent offrir un service similaire mais qui ne respectent pas la loi en profitant des failles de l’écosystème». «Ces plateformes n’ont aucune existence en Algérie. Les chauffeurs ne sont pas assurés, ces plateformes ne payent pas les impôts. Donc on peut dire que c’est de la concurrence déloyale», a-t-il ajouté, soulignant que «par contre, Yassir est installée en Algérie avec un statut et un cadre juridique. En plus de faciliter le service au citoyen, l’application Yassir assure un travail pour beaucoup de gens, donc Yassir crée de la valeur ajoutée».
Louisa A. R.

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