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vendredi 19 août 2022

Plan d’action du gouvernement: Pour un développement humain et une politique sociale renforcée

Le Plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République, qui sera soumis aux débats et approbation prochainement au Parlement, consacre un chapitre entier au renforcement du capital humain, à l’amélioration du cadre de vie des citoyens et aux contours d’une politique sociale efficiente et équitable. Dans ce chapitre, le Plan d’action du gouvernement, adopté lundi dernier en Conseil des ministres, lors d’une réunion extraordinaire présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’intéresse particulièrement aux secteurs de la Santé, de l’Education, de l’Enseignement, de la Formation professionnelle, ainsi qu’à la jeunesse, aux zones d’ombre et au système de sécurité sociale et de retraite. Concernant la santé, le Plan d’action indique que «les principaux défis auxquels est confronté notre système de santé résultent de la transition sanitaire et démographique que traverse notre pays», soulignant que «celle-ci demeure attachée au principe de la protection et de la promotion de la santé des citoyens» et «vise à atteindre la couverture sanitaire universelle et a pour objectif de placer, à l’horizon 2030, l’Algérie dans la moyenne internationale pour l’ensemble des indicateurs de référence en matière de santé publique». A cet égard, le Plan d’action du gouvernement «concernera principalement les mesures relatives au renforcement et à l’organisation de l’offre de soins dans l’objectif d’assurer des services de qualité, dans le respect de la dignité des malades» et «ses grandes lignes portent sur un système de santé planifié, la hiérarchisation des soins, le renforcement de la prévention, le développement des soins de proximité, ainsi que la prise en charge de la transition épidémiologique et des disparités géographiques». Ainsi, le Plan d’action du gouvernement se concentre sur trois axes prioritaires, à savoir : «L’humanisation de l’activité de santé, par l’amélioration de l’accueil dans les établissements de santé, notamment au niveau des services des urgences médico-chirurgicales, ainsi que par la sensibilisation, la mobilisation et la motivation des professionnels de la santé», «la politique relative à la population, qui sera renforcée dans son approche multisectorielle et pluridisciplinaire, tant au niveau national qu’au niveau local, intégrant à la fois les secteurs de l’Etat et la société civile» et «l’amélioration de la couverture sanitaire de la population, qui couvre plusieurs dimensions dont la gouvernance, la formation, la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles, la prise en charge des maladies non transmissibles et des risques sanitaires liés à l’environnement et au climat, et la couverture sanitaire dans le Sud et les Hauts-Plateaux». Pour ce qui est de
l’amélioration de la qualité du système éducatif et de la recherche scientifique, le Plan d’action note que «pour améliorer ses performances, l’école est appelée à relever tous les défis internes et externes auxquels elle doit faire face» et affirme, à cet égard, que «le gouvernement œuvrera à mettre en œuvre une série d’actions qui s’articulent autour de cinq axes principaux». Il s’agit de «la refonte de la pédagogie» qui consiste, selon le texte, à «mettre en place un processus de refonte de la pédagogie et de réhabilitation des champs disciplinaires», de «la refonte du système d’évaluation, de progression et d’orientation» qui «consistera à mettre en cohérence les dispositifs d’évaluation, de progression et d’orientation dans les différents paliers (fondamental et secondaire)», de «l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», de «l’amélioration de la qualité de la formation et de l’enseignement professionnels», et enfin de «l’amélioration de la qualité de la formation et le renforcement de l’enseignement technique, scientifique et technologique». A propos de la mise en œuvre d’un Plan national de promotion de la jeunesse, le gouvernement œuvrera à «réduire les écarts induits par les différents dispositifs institutionnels, unifier et optimiser les efforts en faveur de la jeunesse dans les domaines de la citoyenneté, de l’engagement et de la participation des jeunes à la vie publique et politique, de l’éducation, de la formation et du renforcement des capacités des jeunes, de l’emploi, de l’entrepreneuriat et l’innovation ainsi que dans celui de l’accès aux technologies, à la culture, au sport et aux loisirs». Il est précisé dans le texte que «le conseil supérieur de la jeunesse constituera un espace privilégié pour la participation effective des jeunes à la vie politique et socio-économique du pays» et «s’érigera en porte-voix de la jeunesse algérienne et en interlocuteur incontournable des pouvoirs publics dans la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et des dispositifs publics relatifs à la jeunesse».
R. N.

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