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lundi 26 septembre 2022

Plaidoyers pour faire connaître les conséquences des évènements: Appels à approfondir les recherches

Des appels à intensifier les études et les recherches sur les massacres du 8 mai 1945 se font de plus en plus insistants. Des plaidoyers pour faire connaître leurs conséquences, fournir une documentation et une vision claire sur ces faits aux générations futures ont été faits. Certains parmi ceux ayant vécu ces événements sanglants, dont les témoignages ont été recueillis par le Musée du moudjahid de Sétif, ont souligné que «les assassinats de masse qui ont eu lieu au centre-ville de Sétif, durant ce mardi noir, se sont poursuivis sur plusieurs semaines et se sont propagés à d’autres régions, à l’instar d’El Mouane, El Ouricia, El Kharba, El Behira, Ain Abbessa et autres». Dans une déclaration à l’APS, le moudjahid Khaled Hafadh a indiqué que «la souffrance endurée par les citoyens lors de ces terribles massacres ont fait de la région de Sétif un charnier inimaginable». Il a souligné que «l’image de son père, arrêté par les soldats français à cette époque, n’a jamais quitté son esprit». L’intervenant, qui n’avait pas plus de six ans à l’époque, estime que «les massacres du 8 mai 1945 n’ont pas encore pris leur juste place dans les recherches, les études et la documentation», ce qui nécessite d’«intensifier les efforts au niveau local et national afin de faire la lumière sur ces événements et sur les réactions face à ces tragiques évènements». Pour sa part, le Professeur Sofiane Loucif, du département d’histoire de l’université Mohamed-Lamine- Debaghine (Sétif -2), a souligné que les massacres du 8 mai 1945 ont eu un grand écho sur le plan médiatique, mais la recherche académique jusqu’à aujourd’hui demeure «insuffisante car les archives en France étaient inaccessibles pendant très longtemps». Cet universitaire a aussi relevé que les témoignages de prisonniers, de témoins oculaires et de personnes torturées lors de ces massacres «sont peu nombreux et se limitent à des initiatives individuelles», notant qu’en accédant aux archives, on peut aboutir à des documents plus fournis en matière de recherches historiques. De son côté, le directeur du Musée du moudjahid de Sétif, Kamel Fraya, a rappelé que la collecte de la matière historique des archives françaises et des différents pays dont la presse a couvert les massacres du 8 mai 1945 est devenue «nécessaire afin de les étudier et de les examiner profondément». Il a fait savoir que les «quelques» témoignages et données historiques documentant ces massacres, disponibles au Musée du moudjahid de la région ont été rassemblés dans un livre intitulé «Encyclopédie des martyrs de la Révolution algérienne 1954 -1962».

Massi Salami

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